
Sokodé, 8 fév. (ATOP) – L’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des petites et moyennes entreprises (ANPGF) a organisé son séminaire de formation dénommé « Mercredi de l’Entrepreneur » (MDE) le vendredi 7 février à Sokodé.
Le tout premier numéro de ce séminaire de formation de l’année 2025 dédié aux opérateurs économiques est placé sous le thème « PME/PMI : comprendre les enjeux fiscaux et financiers des nouvelles dispositions fiscales de la Loi de finances, exercice 2025, pour optimiser sa gestion ». L’objectif est d’entretenir les dirigeants des Petites et moyennes entreprises/industries (PME/PMI) de la région Centrale sur les nouvelles mesures fiscales contenues dans la Loi de finances 2025.
Pourquoi le choix du thème ?
Le directeur général de l’ANPGF, Mme Naka Gnassingbé de Souza a fait savoir que son institution a décidé de parler de la Loi de finances 2025 en raison de l’importance qu’elle revêt pour les opérateurs économiques. Elle a rappelé que le 27 décembre 2024, l’Assemblée nationale a voté la Loi de finances 2025, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2398, 598 milliards F CFA (deux mille trois cents quatre-vingt-dix-huit milliards cinq cent quatre-vingt-dix-huit millions), soit une augmentation de 9,9% par rapport à la Loi de finances 2024. Le directeur général de l’ANPGF a mentionné que cette Loi des finances 2025 intègre les dispositions fiscales exceptionnelles de l’année 2024 qui ont été reconduites en 2025, les nouvelles dispositions fiscales exceptionnelles introduites en 2025, et les modifications au code général des impôts et au livre de procédure fiscale. Elle a souligné que pour être à l’abri d’éventuel redressements fiscaux l’ANPGF a jugé opportun d’entretenir les opérateurs économiques de la région sur cette Loi des finances 2025 pour leur permettre de maîtriser et de s’approprier cette Loi des finances qui entraine des implications dans différents secteurs économiques et impactent les activités des entreprises togolaises.
Quel accompagnement l’ANPGF réserve-t-elle aux participants après la formation ?
Le directeur général a rappelé que l’ANPGF offre deux types de services, à savoir les services financiers et les services techniques. Les services financiers portent sur le financement des entreprises sur ressources propres de l’ANPGF via les institutions financières partenaires, et la garantie des concours bancaires. Au rang des services techniques, il y a l’appui-conseil, l’encadrement, le renforcement des capacités techniques et managériales des dirigeants et des personnels d’entreprises, et l’assistance technique. Mme Gnassingbé de Souza a confié que son institution est consciente que les séminaires de MDE n’offrent pas suffisamment de temps pour cerner tous les contours des sujets abordés. C’est pourquoi à la fin de chaque séminaire, dit-elle, l’ANPGF donne la possibilité aux PME/MI de s’inscrire pour ce qu’elle appelle le « Training day ». C’est une formation qui se déroule sur deux ou trois jours en fonction de l’importance du thème abordé. Le directeur général a soulignévque lors de cette formation, le formateur va beaucoup plus en détail, et les PME ont la possibilité d’exprimer leurs préoccupations personnelles pour approfondir les sujets développés durant le MDE en vue d’une meilleure appropriation et une parfaite maîtrise de ces sujets.
Le formateur, M. Coco de Souza, expert fiscal, a rappelé les dispositions qui sont prises pour pouvoir accompagner toutes les entreprises, notamment celles relevant des PME/PMI pour que ces entreprises puissent participer de manière satisfaisante aux recettes de l’Etat. Pour lui, il est très important que ces entreprises soient au parfum de ces nouvelles disposition pour éviter de faire des erreurs.
Le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a insisté sur l’importance de l’information et de la formation des dirigeants des PME/PMI. Il a invité les participants à capitaliser et à consolider les connaissances acquises durant ce séminaire pour en faire un meilleur usage dans leurs entreprises.
ATOP/MEK






