
Sokodé, 27 nov. (ATOP) – Le document complet du projet de renforcement de la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés face au changement climatique dans la région Centrale a été validé par les parties prenantes en atelier, les 25 et 26 novembre à Sokodé.
Cette rencontre est initiée par le ministère en charge de l’Environnement, à travers la Direction des ressources forestières (DRS). Elle a reçu l’appui technique et financier du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) dans le cadre de la 8ème phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8).
Evalué à 6,650 millions de dollars US, le projet favorisera une gestion inclusive et résiliente au changement climatique des paysages, la restauration et l’agriculture durable afin de renforcer les services écosystémiques et la résilience des communautés. Il permettra de restaurer 7500 hectares de terres dégradées, d’adopter l’agriculture régénératrice sur 35.000 hectares et d’améliorer la gestion intégrée des terres sur 270.000 hectares. D’une durée de cinq ans, cette initiative mise sur le renforcement des cadres politiques et de gouvernance, la mise en place des plateformes de planification multipartites, la restauration des écosystèmes naturels et agricoles dégradées et la promotion des chaînes de valeur diversifiées et intelligentes face au climat. Elle intègre le développement des pratiques durables grâce au partage des connaissances et à l’engagement du secteur privé.
Le projet profitera aux ménages ruraux des cinq préfectures de la région, en mettant fortement l’accent sur l’autonomisation des femmes. Il apportera des avantages environnementaux mondiaux conformes aux objectifs du FEM-8 en matière de dégradation des terres, de biodiversité et d’adaptation au changement climatique.
L’atelier de validation a permis aux parties prenantes d’analyser le document de projet et de ses annexes, de s’approprier son contenu et de contribuer à son amélioration pour faciliter sa mise en œuvre.

Le représentant de la DRS, Lt-col. Afoda Chamsoudine a salué la validation de ce document qui permettra de solutionner les problèmes de la région. Il a cité la dégradation des sols, la perte de biodiversité et le déclin des services écosystémiques, causés par une agriculture non durable, la déforestation, la récolte de bois de chauffage et la transhumance, aggravés par les effets du changement climatique. Il a ajouté que les communautés rurales vulnérables, fortement dépendantes des ressources naturelles, sont confrontées à des risques croissants pour leur sécurité alimentaire et leurs moyens de subsistance. Le Lt-col. Afoda a précisé que le document du projet consolidé sera soumis au conseil d’administration du FEM en décembre prochain pour financement.
Le représentant du représentant-résident du PNUD, M. Abizou Tchinguilou a réitéré l’engagement de leur institution dans la gestion des ressources naturelles. Il a confié que le PNUD entend œuvrer dans la conservation de la biodiversité, la restauration de terres mais surtout sur le renforcement de la résilience des populations au changement climatique.
Le préfet de Tchaoudjo, représentant le gouverneur de la région, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a remercié les partenaires techniques et financiers et appelle à une synergie d’actions et à la responsabilité de tous les acteurs pour une gestion concertée, durable et intégrée des ressources forestières de la région.
Cette rencontre a regroupé les directeurs régionaux, les préfets, les maires, les chefs traditionnels, les différents services déconcentrés ainsi que les organisations de la société civile
ATOP/TAA/MEK/DHK






