
Sokodé, 13 jan. (ATOP) – La tradition de la danse « Kosso » a été encore respectée cette année, avec des milliers de femmes tem rassemblées, le dimanche 11 janvier à Sokodé, pour son exécution, au lendemain de la célébration de la fête Adossa-Gadao.
Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Abdul-Fahd Fofana, cadre du milieu, a marqué de sa présence cette édition 2026 au stade municipal de Sokodé. Il avait, à ses côtés, d’autres cadres de Tchaoudjo et des femmes dignitaires.
Exhiber la beauté de la femme tem

Vêtues de leurs plus belles tenues traditionnelles et admirablement parées, les femmes se sont renommées cette tradition héritée de leurs tantes qui ont importé cette danse après l’avoir vu s’exécuter à Djougou, au Bénin. « Nos tantes ont été séduites par cette danse et l’ont adopté », a confié une danseuse. Les participantes ont exécuté « Kosso », chantant et dansant en cercle pendant près de deux heures d’horloge en balançant leurs pagnes de droite à gauche et vice-versa sous les applaudissements d’un public émerveillé. Cette danse permet d’exhiber la beauté de la femme tem, une beauté naturelle qui se reflète à travers sa tenue vestimentaire, c’est-à-dire, la beauté des pagnes et parures traditionnels qu’elles revêtent.
Tenues traditionnelles exigées
Les vêtements traditionnels sont obligatoirement recommandés pour prendre part à cette célébration. « Pour danser Kosso, la femme ou la jeune fille doit porter une tenue traditionnelle », a affirmé une participante. Elle souligne que « cette tenue vestimentaire est notre identité, celle de la femme tem, de la femme Kotokoli. Cela traduit ce que nos arrières parents ont fait, c’est une perpétuité de la tradition tem ». A l’en croire, Kosso est réservée uniquement à la femme et à la jeune fille tem et intervient au lendemain de la fête Adossa-Gadao en soutien aux jeunes initiés.
Honneur aux femmes dignitaires

Depuis l’année dernière, le comité d’organisation de la fête Adossa-Gadao a innové en plaçant les femmes dignitaires au premier rang dans la loge officielle. Cette innovation est une source de fierté pour les femmes et une motivation qui vient encore les enthousiasmer dans l’exécution de Kosso. « Les femmes dignitaires sont nos leaders, nos dirigeantes et nos conseillères et nous sommes davantage ravies et honorées de leur présence au premier rang dans la loge officielle », s’est réjouie une quadragénaire.
Perpétuer la tradition en comptant sur les hommes
« La danse Kosso, honore la femme tem et nous sommes reconnaissantes à nos mamans de nous l’avoir légué », a laissé entendre une danseuse, sourire aux lèvres. Elle a salué la présence massive des jeunes filles, qui témoigne de leur volonté et engagement à préserver cette tradition.
Comme les précédentes éditions, cette danse a attiré cette année encore, de nombreux hommes venus soutenir et encourager les femmes.
En marge de cette manifestation culturelle, les spectateurs ont suivi des séances de course et danse des chevaux.
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