
Sokodé, 25 fév. (ATOP) – Un atelier de renforcement de capacités des éleveurs des régions Centrale, Kara et Savanes se déroule du 24 février au 2 mars à Sokodé. Cette formation porte sur la gestion sanitaire du bétail et de leur mise en relation avec les professionnels de la santé animale.
La rencontre est initiée par la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail et viande du Togo (FENAPFIBVTO) dans le cadre du Projet d’appui à la production laitière par l’amélioration des performances productives et l’accroissement des capacités de résiliences des acteurs de la filière lait (PAPROLAIT). Ce projet est financé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA). Le but de la formation est de contribuer à l’amélioration de la santé animale dans la région pour une production laitière plus saine. Il est aussi question de donner les outils nécessaires aux éleveurs pour qu’ils entretiennent mieux leurs bétails afin d’améliorer leurs rendements. L’atelier permettra d’établir, en outre, un partenariat entre les éleveurs et les professionnels de la santé animale pour une meilleure prise en charge de la santé du bétail.
Au cours des travaux, les éleveurs seront entretenus sur les prophylaxies sanitaires et médicales en élevage bovins, l’utilisation des antibiotiques, le déparasitage et la gestion de différentes pathologies, entre autres. La formation est assurée par une équipe de l’ITRA conduite par le Dr. Vétérinaire Bagna Binamlé.
Le coordonnateur du projet, Oumorou Ibraïme a fait savoir que cette formation a été initiée suite au besoin exprimé par les éleveurs de renforcer leurs compétences en termes de gestion sanitaires de leurs bétails. « Ils n’ont pas souvent les bonnes pratiques pour prévenir et identifier les maladies de leurs troupeaux, ce qui cause des pertes énormes », a-t-il souligné. D’après M. Oumorou, pour une bonne réussite du projet PROPALAIT, il faut que les vaches soient saines, car dit-il, une vache qui est malade ne peut pas donner du lait de bonne qualité.
Le chef de la communauté Peulh d’Aléhéridè, Djato Gado Aboubakar, a remercié la FENAPFIBVTO pour cette initiative et souhaité que d’autres formations soient organisées pour leur permettre de mieux gérer leurs troupeaux. « Après cette formation, nous pouvons identifier ou prévenir des maladies dans nos troupeaux en l’absence des vétérinaires, en attendant que ces derniers arrivent », a-t-il affirmé.
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