
Sokodé, 2 mars (ATOP) – La coopérative avec conseil d’administration (COOP-CA) Essodoguedowè a tenu, le vendredi 1er mars à Sokodé, un atelier bilan de fin parcours du « Projet d’installation de 200 Entreprises agricoles familiales (EAF) sur un bloc de 500 hectares de plantations améliorées d’anacardiers à Agouloudè ».
L’atelier a permis d’apprécier les objectifs et surtout les résultats obtenus après les deux ans de mise en œuvre des activités. Lancé, le 29 mars 2022, le projet, selon le directeur exécutif de la coopérative Essodoguedowè, Adjémini Koriko, avait pour objectif de fournir 250 pieds d’anacardiers à chaque entreprise agricole familiale pour planter sur 2,5 hectares, soit en tout 500 hectares, afin d’améliorer leurs conditions de vie à moyen terme. Il visait également à constituer un « géant » puits de carbone face aux effets des changements climatiques afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de Bonn (Allemagne) où le Togo s’est engagé à planter un milliard d’arbres en 2030. M. Adjémini a précisé que le projet prévoyait, entre autres, une sensibilisation de masse, des formations des EAF sur la diversification des sources de revenus et sur comment elles peuvent saisir des opportunités sur le plan local pour se faire beaucoup d’argent.
L’orateur a confié que la coopérative a bénéficié de l’accompagnement du Programme de microfinancement du fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM) pour pouvoir produire 55000 pieds d’anacardiers en pépinières qu’elle a transmis officiellement aux entreprises agricoles familiales. Il a précisé que chaque EAF a reçu 250 pieds qu’il a mis en terre durant les deux ans d’activités tout en bénéficiant de formation sur les bonnes pratiques culturales d’entretien. Le directeur exécutif a signalé qu’au cours du processus, ils ont réussi a planté les 500 hectares sur lesquels 50000 pieds d’anacardiers étaient déjà en production après 18 mois de mise en terre. M. Adjémini a affirmé, qu’aujourd’hui, chaque pied est capable de leur donner 1kg de noix de cajou brut sans compter les « grosses » pommes qu’ils sont en train de valoriser.
Un bilan satisfaisant
Le directeur exécutif a jugé le bilan satisfaisant, estimant que les résultats attendus ont été dépassés par endroit. « Par exemple, nous avons réussi à former 222 EAF contre 200 initialement prévu », a-t-il confié. L’intervenant a ajouté que tous les officiels qui les ont accompagnés techniquement et administrativement sont également satisfaits du fait que la coopérative ait réussi a apporté une innovation palpable à travers ce projet. « L’anacardier de par sa nature donnait les premières fleurs qu’après trois ans mais nous après dix mois nos plants ont donné les fleurs et ce bon résultat est constaté sur le terrain et au niveau du plant témoin qui est au siège de notre coopérative », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo, le directeur régional de l’Environnement et des ressources forestières de la Centrale, Cdt Tchagafo Essowazina et le représentant du directeur régional de l’Agriculture du centre, Koussoune Yao Koundé ont félicité la COOP-CA Essodoguedowè, pour l’atteinte de ses objectifs et surtout leur apport à la protection de l’environnement, à la création de la richesse et d’emplois contribuant ainsi au développement durable et inclusif du pays. Ils ont salué ce projet qui répond aux objectifs du gouvernement qui a inscrit dans sa feuille de route la lutte contre les changements climatiques par le reboisement de 1 milliard de plants en 2030. Les orateurs ont signalé qu’à travers ces plantations, il y a un fort taux de carbone qui sera séquestré et cela va atténuer les effets des changements climatiques tout en permettant d’accroître la résilience des populations riveraines face à ces effets. Les autorités, ont pour finir, insisté sur le suivi post projet afin de pérenniser les acquis.
Avant le démarrage des travaux, les officiels s’étaient rendus au siège de la coopérative pour visiter le plant d’anacardier témoin, toucher du doigt la production et déguster les pommes.
Le projet a coûté 51.000.000F CFA, dont 38.991 dollars US, soit près de 22.700.000 financés par le PMF/FEM. Le reste provient de la contribution financière de la coopérative.
ATOP/MEK/JK






