
Sokodé, 26 juin (ATOP) – La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle a été célébrée à Sokodé, dans la commune Tchaoudjo 1, le mercredi 25 juin, sous le thème : « Ensemble pour un monde respectueux des règles ».
L’évènement, normalement célébré chaque 28 mai, a été organisé par les cinq cantons de Tchaoudjo 1 et l’association Enfants, jeunes, femmes et développement (EJFD), avec le soutien financier de Plan iinternational Togo. Il a été porté par les membres de l’Organisation des jeunes (OJ) du canton de Sokodé, dans le cadre des projets « Promotion des droits des enfants et jeunes » et « Sponsorship communications project ».
L’objectif principal de cette célébration est de lever les tabous autour des menstruations, souvent perçues comme une source de honte, de gêne ou de stigmatisation pour les filles et les femmes dans les 13 cantons de Tchaoudjo. Il s’agit également d’informer sur une gestion saine et sécurisée des règles, et de lutter contre les idées reçues, notamment auprès des hommes et des garçons.
L’évènement a réuni 175 filles, 25 jeunes membres d’organisations, leurs pairs des cinq cantons de Tchaoudjo 1, des encadrants, des leaders communautaires, des parents, du personnel d’EJFD et de Plan International Togo, ainsi que des représentants des autorités locales et traditionnelles.
La journée a été marquée par des séances de sensibilisation et de plaidoyer sur le thème.
La sage-femme d’État, Mme Potcho Esso-Simna, du district sanitaire de Tchaoudjo, a expliqué les difficultés rencontrées par les femmes pendant leurs règles. Elle a insisté sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle, surtout chez les adolescentes, et a encouragé le recours aux centres de santé pour obtenir des conseils utiles.
Au cours de cette sensibilisation, des serviettes hygiéniques réutilisables ont été présentées et distribuées aux jeunes filles, pour encourager leur usage.
La directrice exécutive de l’EJFD, Mme Boyode Anaobidédé, a souligné qu’une mauvaise hygiène menstruelle peut porter atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment en limitant leur accès à l’école ou au travail. C’est pourquoi, chaque année, son association, avec l’appui de Plan International Togo, mène des actions de sensibilisation dans différentes localités.
La représentante du préfet de Tchaoudjo, Mme Koffi Takoya Wentaraba, a salué cette initiative, qui permet de libérer la parole sur un sujet souvent tabou, et d’éduquer les jeunes filles sur cette réalité naturelle encore trop stigmatisée.
ATOP/MEK/MG






