
Sokodé, 8 juin (ATOP) – Une rencontre de concertation sur les activités du projet « Suis-je gardien-ne de ma sœur ? » s’est tenue le vendredi 7 juin à Sokodé. Elle a réuni les membres du Réseau des Alumni de Plan International Togo, initiateur dudit projet, les autorités locales, les représentants des ONG et associations ainsi que des membres des comités de développement de villages et de quartiers de Sokodé.
Cette rencontre, organisée par ce réseau, a pour objectif de présenter aux différents acteurs les activités du projet financé par Plan International Togo, et visant à promouvoir zéro tolérance vis-à-vis des crimes de violences et viols sur les petites filles dans le canton de Sokodé. Il s’agit également de s’enquérir des initiatives prises pour réduire, voire éradiquer les crimes sur les enfants et recenser les contacts des points focaux avec qui le réseau continuera de travailler pour l’atteinte des objectifs visés.
Le projet est exécuté durant trois mois dans les villages de Kedjikandjo, Tchavadi et Bowouda du canton de Sokodé, dans la commune Tchaoudjo 1. Il a consisté en la formation de 25 filles sur les violences basées sur le genre, la confiance en soi, les signes avant-coureurs du viol et le mécanisme de dénonciation des cas de violences. Cette formation a été suivie des sensibilisations des populations y compris les apprenants sur les normes sexistes, les grossesses précoces en milieu scolaire, et la nécessité de la dénonciation des cas de viols sur les enfants. Des émissions radiophoniques et une caravane de sensibilisation ont été également mises à contribution pour faire passer les messages.
Le président national du Réseau des Alumni de Plan International Togo et coordonnateur national du projet, Adjai Latifou a affirmé que la persistance des viols sur les enfants dans les communautés est due au fait que les cas ne sont pas dénoncés. Raison pour laquelle, dit-il, leur réseau a proposé ce projet pour contribuer à faire régresser les cas en sensibilisant les populations et surtout en les incitant à dénoncer les auteurs des crimes sexuels pour des poursuites pénales au lieu de les encourager en optant pour des règlements à l’amiable.
Les représentants du maire de Tchaoudjo 1 et du chef du canton de Sokodé, respectivement, Alassani Salissou et Ouro-Tagba Tètèrèwou ont relevé que l’éradication des violences sexuelles dont les viols sur les enfants est une condition sine qua non à l’épanouissement de la jeune fille et à son maintien à l’école.
La présidente du conseil d’administration de l’association « Enfant-jeunes-femmes et développement » (EJFD), Mme Boyode Anaobidédé a salué également cette initiative des jeunes de sensibiliser leurs pairs et toutes les populations à dénoncer les cas de viols qui compromettent l’avenir des jeunes filles.
Créé en 2022, le réseau des Alumni de Plan International Togo regroupe les anciens enfants parrainés par Plan Togo. Il a, à son actif, des causeries éducatives sur la santé sexuelle et reproductive, des activités sur l’autonomisation financier des jeunes filles, la formation de celles-ci sur la fabrication des chaussures, et des jeunes sur l’engagement citoyen.
ATOP/MEK/AJA






