
Sokodé, 31 oct. (ATOP) – Les résultats de l’étude du diagnostic des systèmes alimentaires et de leur dynamique dans la ville de Sokodé, ont été présentés aux acteurs, réunis en atelier de restitution, les 29 et 30 octobre dans la commune de Tchaoudjo 1.
Cette étude est commanditée par la Région Grand Est en France dans le cadre de sa coopération décentralisée avec la Région Centrale datant de 1987. Elle s’inscrit particulièrement dans le cadre du projet d’«Appui à la sécurité alimentaire et au renforcement des filières agricoles durables dans la Région Centrale au Togo et dans les Départements du Borgou et Alibori au Bénin ». Porté par la Région Grand Est, ce projet est cofinancé avec le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères de France. Il est mis en œuvre, dans la Centrale, par Grand Est solidarités et coopérations pour le développement (GESCOD-Togo), opérateur de la Région Grand Est.
Cette enquête a été conduite afin de caractériser les systèmes alimentaires de Sokodé, d’analyser leurs dynamiques internes, et d’identifier les forces, faiblesses et opportunités qu’ils présentent. L’objectif est de poser les bases d’une gouvernance alimentaire locale renforcée, capable de répondre aux défis du présent et d’anticiper ceux de demain. Ceci, à travers un partage d’expériences entre collectivités du Grand Est et la commune de Tchaoudjo 1.
Cette étude a été confiée à l’étudiant Atakora Mounadi de la Faculté des sciences et techniques de l’Université de Kara. Elle est menée sur la base de collecte de données chez les producteurs, les transporteurs, les commerçants, les transformateurs des produits alimentaires et auprès des ménages pour la consommation. Cette enquête a consisté, à savoir, d’une part, ce que l’on produit au cours des saisons agricoles à Sokodé et, d’autre part, ce que l’on consomme dans cette ville et d’où proviennent les denrées alimentaires à savoir les produits carnés et végétaux ? Cette étude a cherché aussi à connaître les produits qui ne sont pas produits dans la localité et qu’on importe. La ville de Sokodé est retenue pour le cas pratique qui a été généralisé pour toute la région.
L’atelier a permis de partager les résultats, de recueillir les observations et contributions des acteurs, et surtout de co-construire une feuille de route partagée pour la mise en œuvre d’une gouvernance alimentaire efficace et inclusive.
Le représentant de GESCOD-Togo, Fousséni Hasmiyou a relevé l’intérêt de cette étude. « C’est important de savoir, face à une situation de crise comme celle du genre Covid-19, est-ce que Sokodé est en capacité de s’auto suffire en matière d’alimentation ? Et, si ce n’est pas le cas, au niveau des politiques locales, il faudrait commencer déjà à penser à ce qu’il faut développer pour ne pas dépendre de l’extérieur avec des risques pour la sécurité alimentaire en cas de crise et des pertes économiques », a-t-il expliqué.

La chargée de mission à la direction du rayonnement transfrontalier international et européen de la Région Grand Est, Mme Jessica Sylla a loué la coopération décentralisée entre les deux régions et rassuré ses interlocuteurs de la poursuite des actions dans la dynamique du travail déjà entamé par cette étude.
La chargée de mission, animation et suivi de projet de coopération à GESCOD Châlon-en-Champagne, Mme Jennifer Milon s’est dite heureuse de travailler avec les acteurs pour identifier les leviers pour améliorer la sécurité alimentaire dans la région.
Le secrétaire général de la commune de Tchaoudjo 1 et président du comité de pilotage du projet, Nikabou Gmakagni a salué cette démarche visant à inscrire la municipalité dans une vision durable qui valorise ses productions locales, soutient ses acteurs économiques, et favorise une alimentation saine, accessible et respectueuse de ses traditions.
ATOP/JAE/MEK/BV






