
Sokodé, 27 sept. (ATOP) – Les acteurs du secteur des transports de la région Centrale ont été sensibilisés sur la lutte contre le trafic illicite des armes à feu le vendredi 26 septembre à Sokodé.
Organisée par la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres (CNLPAL), la rencontre s’inscrit dans le cadre dune tournée nationale de sensibilisation. Elle vise à impliquer les conducteurs terrestres à la coproduction de la sécurité à travers la lutte contre le trafic des armes à feu.
Les participants ont été entretenus sur la « Sécurité routière : garant de la libre circulation des biens et des personnes » et « Le secteur des transports et le trafic des armes et autres produits prohibés ». A travers ces deux comunications, les transporteurs routiers ont été éclairés sur les mécanismes de trafic des armes à feu, composants et des Engins explosifs improvisés (EEI). L’obligation pour les conducteurs de dénoncer et de signaler les réseaux de trafic des armes et autres produits prohibés a été soulignée. L’accent a été mis sur la création d’une plateforme de partage d’informations entre ces acteurs et les structures compétentes en charge des questions de sécurité.
Le vice-président de la CNLPAL, Bouraïma Inoussa, se basant sur une étude, a révélé que le principal flux illicite auquel plusieurs Etats africains sont confrontés sur leurs territoires respectifs, est le trafic transfrontalier terrestre d’armes et de munitions. Il a précisé que les acteurs de ce trafic procèdent selon diverses méthodes qui vont de l’organisation de convois exclusivement composés d’armes et de munitions en grandes quantités à ce que l’on appelle « le trafic de fourmis ». Fort de ce constat, il s’avère crucial, selon lui, d’attirer l’attention des acteurs du transport sur le rôle qu’ils sont amenés à jouer, malgré eux, dans la commission des actes criminels.
Le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, représentant le gouverneur de la région, a souligné que le contrôle, voire la maîtrise de la circulation des armes à feu s’impose comme une condition essentielle pour garantir la paix, la stabilité et un développement durable dans un contexte particulièrement marqué par une fluidité accrue des échanges et une porosité grandissante des frontières terrestres. Pour lui, au regard des défis sécuritaires, en particulier dans la région des Savanes, il est urgent que chacun s’engage résolument aux côtés du gouvernement afin de préserver la paix et la sécurité, gage de tout développement
Les présidents des différents syndicats des transporteurs ont apprécié cette initiative salutaire. Ils se sont engagés à sensibiliser leurs membres afin que chacun puisse jouer sa partition pour une lutte plus efficace contre ce fléau.
ATOP/JAE/MEK/KYA






