
Sokodé, 21 août (ATOP) – L’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED) a sensibilisé, le jeudi 20 août à Sokodé, des patronnes et apprenties de la commune Tchaoudjo 1 sur les cancers et les conséquences de la dépigmentation volontaire de la peau.
Cette sensibilisation s’inscrit dans le cadre du « Projet Femme, Santé et Identité (Pro-FSI) » de l’ONG PAFED. Elle a été réalisée, avec l’appui financier de la commune de Nuremberg en Allemagne. L’activité fait suite à celle menée, du 1er au 13 août, sur les mêmes thématiques à l’intention des groupements de femmes des communes Tchaoudjo 1 et 3.
Ces sensibilisations visent à contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des groupements de femmes, des patronnes et apprenties des centres d’apprentissages des deux communes précitées.
Au total, 200 femmes, membres de 10 groupements à Sokodé, à Koumoniadè, à Aléhéridè et quarante femmes patronnes d’ateliers et apprenties à Sokodé ont pris part à ces sensibilisations. Les échanges avec l’équipe de PAFED, leur ont permis de comprendre les principaux facteurs de risque des cancers du sein, du col de l’utérus et de la peau. Les signes d’alerte, les mesures de prévention et l’importance du dépistage précoce leur ont été exposés. Les participantes ont été éclairées, davantage, sur les conséquences sanitaires, psychologiques et sociales de la dépigmentation volontaire. Les discussions ont amené celles-ci à accepter, davantage, leur identité personnelle et à valoriser leur estime de soi.
L’approche participative et communautaire basée sur les échanges interactifs, les discussions de groupe et les témoignages a été privilégiée lors des discussions. Les femmes et les filles ont partagé leurs expériences et perceptions favorisant ainsi une prise de conscience collective.
La directrice exécutive de PAFED, Gnofam Mayi a rappelé que dans la région Centrale, les femmes et les jeunes filles sont confrontées à de nombreux défis liés à la santé, notamment le manque d’informations sur la prévention des cancers et les conséquences de la dépigmentation volontaire de la peau. Ces problématiques, selon elle, constituent de véritables enjeux de santé publique touchant particulièrement les femmes en milieu urbain et rural. Face à cette situation, il urge, d’après la directrice, d’agir afin de renforcer les connaissances des femmes et des filles sur les facteurs de risque, les signes d’alerte et les comportements de prévention.
La représentante du maire de Tchaoudjo 1, Mme Moukaila Lialétou et celle du président de la Chambre préfectorale de métiers, Mme Kpabré Irène ont souligné que les femmes, en tant que mères, éducatrices et relais communautaires, peuvent jouer un rôle essentiel dans la prévention des cancers. Elles ont ajouté que cette lutte peut s’étendre contre les pratiques nocives comme la dépigmentation, avec les patrons et patronnes d’ateliers, ainsi que les filles dans une approche de Paires éducatrices.
Les participantes ont promis de conscientiser, à leur tour, leurs paires pour prémunir la gente féminine contre les cancers et les conséquences de la dépigmentation.
ATOP/MEK/BA/KYA






