
Sokodé, 30 nov. (ATOP) – L’association Petite sœur à sœur (PSAS) a organisé une journée de réflexion à l’intention des autorités administratives et traditionnelles de la préfecture de Tchaoudjo sur l’exode rural des jeunes et ses conséquences le mercredi 29 novembre à Sokodé.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ». Ce projet est initié par cette association en partenariat avec Action Medeor et le Ministère fédéral allemand chargé de la coopération économique et du développement (BMZ).
L’objectif est de sensibiliser les autorités administratives et traditionnelles sur l’exode rural en vue de les amener à faire des propositions concrètes pour lutter contre le phénomène. Il s’est agi d’informer les maires, les chefs traditionnels, les leaders communautaires, les responsables d’ONG et associations et autres sur l’exode rural des jeunes et ses conséquences. La rencontre a permis également d’amener les participants à proposer des actions tangibles qu’ils peuvent entreprendre dans leurs localités pour prévenir le phénomène. Elle a aussi servi de cadre pour susciter la collaboration entre les différents acteurs pour combattre ce fléau.
La journée de réflexion a été meublée par des exposés, des travaux de groupes et des présentations en plénière suivis de débats.
D’après la directrice exécutive de PSAS, Mme Yawo-Akototsè Marie, il est constaté que beaucoup de jeunes, notamment les jeunes filles quittent leurs villages ou leurs campagnes pour s’installer en ville sans aucun objectif. « Ces jeunes débarquent à Lomé et sans repère, ils vivent dans des conditions déplorables ce qui accentue la bidonvilisation de la capitale et contribue à entrainer d’autres phénomènes comme le travail de sexe, la délinquance, l’usage de la drogue, les braquages, etc », a-t-elle déclaré.
L’oratrice a souligné que cette journée de réflexion a pour intérêt de présenter l’ampleur de la situation et voir dans quelle mesure les acteurs ciblés peuvent entreprendre des actions idoines pour freiner, voire éradiquer ce phénomène dans les zones rurales. « Nous voulons voir avec eux ce qu’ils peuvent faire effectivement pour que ces jeunes ne quittent plus leurs localités d’origine sans projet », a ajouté la directrice. Mme Yawo-Akototsè a appelé chaque parent à jouer sa partition en assurant la scolarisation et la formation professionnelle de ses enfants dans le milieu d’origine pour éviter que ceux-ci, ne se retrouvent dans la capitale sans projet. « On ne peut pas interdire à un jeune de quitter sa localité d’origine mais ce que nous voulons éviter, c’est que celui-ci débarque en ville sans projet », a-t-elle précisé.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo et le 1er maire adjoint de la commune Tchaoudjo 1, Yérima Agrégna ont salué le projet susmentionné. Ils ont précisé que ce projet vient appuyer les efforts que fournit le gouvernement pour remédier au phénomène de prostitution des jeunes filles. Les intervenants se sont dits confiants que les actions identifiées par les différents acteurs permettront de réduire le phénomène d’exode massif des jeunes.
ATOP/MEK/KYA






