
Sokodé, 22 juil. (ATOP) – Les populations des cantons de Lama-Tessi et de Kolina, dans les communes de Tchaoudjo 2 et 3, ont été sensibilisées, respectivement, les 20 et 21 juillet dans leur localité, sur l’exode rural et ses conséquences.
Ces sensibilisations publiques ont regroupé des leaders communautaires, des parents, des élèves et des apprenti(e)s au-devant desquels les chefs des cantons de Lama-Tessi et de Kolina, respectivement Abaladèma Kadakakom et Agoro Bassirou. Elles sont organisées par l’association Petite Sœur à Sœur (PSAS) dans le cadre du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ». Ce projet est initié en partenariat avec Action Medeor et BMZ.
L’objectif est de conscientiser la jeunesse sur l’exode rural et ses conséquences dans la vie des populations et de la cité afin de réduire le phénomène.

Ces sensibilisations sont animées par Mmes Kekessi Edwige et Djinso Akpénè, membres de l’association PSAS. Elles ont présenté un sketch sur le phénomène de l’exode rural, pour rappeler à leurs auditoires les causes et les conséquences de ce phénomène. Les oratrices ont défini l’exode rural comme un déplacement durable de populations, notamment les jeunes quittant les zones rurales pour s’implanter dans les milieux urbains en quête du mieux-être. Il a été relevé que l’extrême pauvreté, la précarité et la misère qui caractérisent souvent les milieux ruraux, justifient la plupart du temps ce choix risqué, parfois attisé par l’influence de ceux qui reviennent souvent de la ville.
Les animatrices ont également pointé du doigt la responsabilité de certains parents qui poussent leurs enfants surtout filles vers les villes où elles espèrent trouver leur bonheur. Mmes Kekessi et Djinso se sont attardées sur les conséquences de ce phénomène. Elles ont cité, entre autres, la création de bidonvilles, l’accroissement de la délinquance et de la criminalité, le développement de la prostitution chez les filles et de la consommation de drogue chez les garçons, les risques de maladies telles que les IST/VIH/Sida, la prison et parfois la mort si des mesures urgentes ne sont pas prises pour la réinsertion.
Les deux intervenantes ont ensemble avec les populations identifié les approches de solution pour réduire ce phénomène. Elles ont montré à la jeunesse les avantages à rester chez soi et les différentes opportunités qui existent dans leurs localités et qu’ils peuvent saisir pour réussir. Il a été demandé à la jeunesse de rester chez soi, de se créer des activités génératrices de revenus, de poursuivre leurs études ou d’apprendre un métier.
« Je remercie l’association PSAS pour sa démarche. On dirait que c’est à cause de moi, elles sont venues. J’avais le projet d’aller me chercher en ville mais après les avoir écoutés je préfère rester à Lama-Tessi », a confié une jeune fille. Avis partagé par un autre jeune à Kolina : « S’il faut courir tous ces risques en ville cela ne vaut pas la peine d’autant plus que tous ceux qu’ils mangent là-bas proviennent de chez nous ».
Les chefs des cantons de Lama-Tessi et de Kolina se sont engagés à poursuivre les sensibilisations dans leur localité.
Créée en 2009, l’association PSAS œuvre pour le bien-être des enfants et des jeunes filles vulnérables.
ATOP/MEK/KYA






