Sokodé, 22 nov. (ATOP) – Des professionnels des médias publics et privés et des organisations de la société civile de la région Centrale ont été formés sur l’extrémisme violent les 22 et 23 novembre à Sokodé.
Cet atelier à l’actif du ministère de la Sécurité et de la Protection civile et se situe dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent au Togo. L’objectif est d’amener les professionnels des médias et les organisations de la société civile issus des préfectures de Blitta, Sotouboua, Sokodé, Tchamba et Mô à maitriser la notion et les dynamiques de l’extrémisme violent, ses enjeux et les mesures prises par le Togo.
Il s’agit de façon spécifique de sensibiliser les journalistes sur le phénomène, de les amener à communiquer autour de la thématique et enfin les présenter les mesures prises par le Togo notamment à travers le Comité interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV), son organisation et son fonctionnement. Le CIPLEV, créé en mai 2019, a pour mission d’œuvrer aux côtés des forces de défense et de sécurité en identifiant les causes en vue d’y apporter des solutions adaptées, en renforçant la collaboration entre la population civile et les forces de défense et de sécurité.
Les participants ont suivi des communications sur, entre autres, « Genèse et évolution du terrorisme en Afrique de l’Ouest » ; « Les stratégies de recrutement au sein des Groupes d’extrémisme violent (GEV) »; « Sources d’approvisionnements et de financements des GEV ».
A l’ouverture de l’atelier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Gal Damehane Yark a déclaré que face à la montée croissante de l’extrémisme violent en Afrique, la recherche d’une meilleure efficacité impose une compréhension commune des enjeux, valeurs et des actions avec divers corps et organisations professionnelles de la société. Pour lui, il est nécessaire de renforcer les capacités des professionnels des médias et des acteurs de la société civile en vue mieux relayer et partager des informations réelles au profit des populations .
« L’objectif est de parvenir à une plus grande implication des médias et de la société civile dans la prévention de l’extrémisme violent au Togo et de créer une synergie d’action entre le CIPLEV, les médias et les OSC. Ceci permettra l’édification de la paix, de la cohésion sociale et du renforcement de la résilience des populations », a souligné le ministre Yark.
Le représentant résident-adjoint du PNUD au Togo, Mactar Fall a indiqué que les actes d’extrémisme violents qui sont une triste réalité dans des pays ne doit laisser personne indifférente. C’est pourquoi le PNUD a élaboré un cadre mondial intitulé « Prévenir l’extrémisme violent par le développement inclusif et la promotion de la tolérance et du respect de la diversité ». Pour lui, la prévention doit aller au-delà des préoccupations de sécurité stricte mais également se concentrer sur les causes profondes et proposer des solutions idoines pour juguler ce phénomène à travers des processus participatifs. M. Mactar Fall a rappelé que les médias et les organisations de la société civile ne peuvent pas rester en marge de cette lutte car ils constituent le lien principal entre le citoyen et leur gouvernement.
ATOP/FA/TGB






