
Sokodé, 8 avr. (ATOP) – La Fédération nationale des professionnels de la filière bétail et viande du Togo (FENAPFIBVTO) renforce, du 7 au 11 avril à Sokodé, les capacités des femmes et jeunes éleveurs des régions Centrale, Kara et Savanes. Cette formation se déroule en trois sessions et est axée sur la mise en place des parcelles fourragères et les méthodes de conservation des fourrages.
L’activité se situe dans le cadre du Projet d’appui à la production laitière par l’amélioration des performances productives et l’accroissement des capacités de résilience des acteurs de la filière lait (PAPROLAIT). Ce projet est financé par la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à travers l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARA).
La formation vise à contribuer au renforcement des capacités de 105 femmes et jeunes éleveurs pour faciliter leur insertion dans les métiers de la production d’aliments pour leurs bétails. Il s’agit de leur apprendre à mettre en place des parcelles fourragères, à conserver ces fourrages et à renforcer leurs capacités sur l’évaluation de production et de commercialisation. La finalité est de permettre aux éleveurs de disposer de quoi nourrir leurs troupeaux tout au long de l’année, afin de réduire, voire éradiquer les conflits avec les agriculteurs.
La formation est assurée par l’expert en production fourragère, chercheur à l’Institut togolais de recherche agricole (ITRA), Koumessi Komi Léopold. Les modules portent, notamment sur la préparation du sol, des semences, les éclats et le semis ou le repiquage. L’entretien des parcelles, leur conservation et la commercialisation sont également au menu des travaux.
Le coordonnateur du projet, Oumorou Ibraïme a souligné qu’avant ces sessions, les participants avaient déjà suivi une phase pratique lors de l’installation des parcelles pilotes de formation. Il a indiqué, qu’en plus des trois régions, quelques éleveurs de la région des Plateaux, en l’occurrence de la préfecture de l’Est-Mono sont bénéficiaires du projet. Pour lui, les bonnes pratiques de production et de conservation du fourrage font partie des solutions à prendre en compte pour mieux gérer les problèmes liés à la transhumance.
Le président des éleveurs de la région Centrale, Samarou Bassarou a invité les éleveurs à tirer meilleur profit de cette formation qui leur donne des outils pour mieux produire du fourrage pour leurs bétails. Il s’est dit convaincu qu’avec ces modules, les éleveurs vont abandonner les anciennes habitudes contreproductives.
ATOP/MEK/KYA






