
Sokodé, 9 fév. (ATOP) – L’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des petites et moyennes entreprises (ANPGF) a organisé un séminaire de formation et de sensibilisation dénommé « Mercredi de l’Entrepreneur » (MDE) en présentiel le jeudi 8 février à Sokodé.
Le tout premier numéro de ce séminaire de formation dédié aux opérateurs économiques, en particulier aux jeunes entrepreneurs, est placé sous le thème « PME/PMI, que retenir des nouvelles dispositions de la Loi de finances, exercice 2024 pour anticiper les risques fiscaux ? ». L’activité a été décalée sur jeudi en raison de l’ouverture officielle du bureau de représentation de l’ANPGF à Sokodé.
L’objectif visé par cette séance est de décrypter et d’entretenir les entrepreneurs et dirigeants des Petites et moyennes entreprises (PME) sur les nouvelles mesures fiscales contenues dans la Loi de finances 2024. Il s’est agi de former ceux-ci sur les erreurs à ne pas commettre pour tomber sous le coup de la loi.
Pourquoi le choix du thème ?
Le directeur général de l’ANPGF, Mme Naka Gnassingbé de Souza a fait savoir que son institution a décidé de parler de la Loi de finances 2024 en raison de l’importance qu’elle revêt pour les opérateurs économiques. Elle a rappelé que le 22 décembre 2023, l’Assemblée nationale a voté la Loi de finances, exercice 2024, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2.179, 1 milliards de F CFA, soit une augmentation de 10,3% par rapport à la Loi de finances 2023. Le directeur de l’ANPGF a mentionné que cette Loi de finances a été votée en lien avec les priorités du gouvernement déclinées dans les projets et programmes de sa feuille de route 2020-2025. Elle contient une modification de 26 articles du code général des impôts et de 23 articles du livre des procédures fiscales, soit 49 articles qui ont été modifiés. A entendre le directeur général, ce séminaire permettra de décrypter et d’entretenir les entrepreneurs et dirigeants des PME sur les nouvelles mesures fiscales contenues dans cette Loi de finances. Elle a fait noter que cette Loi de finances qui est en vigueur depuis janvier 2024 impacte les activités des entreprises togolaises, c’est pourquoi il est important que les opérateurs économiques en particulier les entrepreneurs puissent la comprendre et la maitriser afin de s’y conformer.
Quel accompagnement l’ANPGF réserve-t-elle aux entrepreneurs après la formation ?
Le directeur général a rappelé que l’ANPGF offre deux types de services, à savoir les services financiers et les services techniques. Les services financiers portent sur le financement des entreprises sur ressources propres de l’ANPGF via les institutions financières partenaires, et la garantie des concours bancaires. Au rang des services techniques, il y a l’appui-conseil, l’encadrement, le renforcement des capacités techniques et managériales des dirigeants et des personnels d’entreprises, et l’assistance technique. Mme Gnassingbé de Souza a confié que son institution est consciente que les séminaires de MDE n’offrent pas suffisamment de temps pour cerner tous les contours des sujets abordés. C’est pourquoi à la fin de chaque séminaire, dit-elle, l’ANPGF donne la possibilité aux PME/MI de s’inscrire pour ce qu’elle appelle le « Training day ». C’est une formation qui se déroule sur deux ou trois jours en fonction de l’importance du thème abordé. Le directeur général a souligné lors de cette formation, le formateur va beaucoup plus en détail, et les PME ont la possibilité d’exprimer leurs préoccupations personnelles pour approfondir les sujets développés durant le MDE en vue d’une meilleure appropriation et une parfaite maîtrise de ces sujets.
Le formateur, M. Coco de Souza, expert fiscal, a rappelé les dispositions qui sont prises pour pouvoir accompagner toutes les entreprises, notamment celles relevant des PME pour que ces entreprises puissent participer de manière satisfaisante aux recettes de l’Etat. Pour lui, il est très important que ces entreprises soient au parfum des nouvelles dispositions contenues dans la loi de finances et surtout pour leur éviter de faire des erreurs.
Le maire de la commune Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana a invité les participants à capitaliser et à consolider les connaissances acquises durant ce séminaire pour en faire un meilleur usage dans leurs entreprises.
ATOP/MEK/JK






