Sokodé, 2 août (ATOP) – Un atelier de formation sur la prévention de l’extrémisme violent et la promotion du dialogue interreligieux s’est ouvert, le mardi 2 août à Sokodé, à l’intention de trente jeunes acteurs engagés dans la promotion de la paix de Sokodé et de Mango, respectivement dans les préfectures de Tchaoudjo et de l’Oti.
Cette formation de deux jours est organisée par le Centre de documentation et de formation sur les droits de l’Homme (CDFDH-Togo), avec l’appui technique et financier du programme IDove et de la GIZ. Il s’inscrit dans le cadre de son projet « Nokadaka » (Union des personnes en langue kotokoli). Ce projet vise la consolidation d’un pool d’acteurs locaux engagés dans la promotion de la paix pour une contribution plus efficace à la prévention de l’extrémisme violent et à la consolidation de la paix dans trois villes du Togo. Il s’agit de Lomé, Sokodé et Mango.
Cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités d’un pool d’acteurs locaux engagés dans la promotion de la paix pour une contribution plus efficace à la prévention de l’extrémisme violent et à la consolidation de la paix à Sokodé et à Mango. Il vise, spécifiquement, à former les trente acteurs de ces deux villes dont 25 à Sokodé et 5 à Mango, sur les approches novatrices de prévention de l’extrémisme violent et de promotion du dialogue interreligieux. Il s’agit, également, de doter les participants de plans d’action de sensibilisation à mettre en œuvre dans lesdites communautés. Cet atelier sera aussi l’occasion de donner à ces jeunes acteurs les moyens de jouer un rôle actif dans la prévention de l’extrémisme violent et de construire des communautés cohérentes au niveau local.
Le 3ème adjoint au maire de la commune de Tchaoudjo 1, Tchédré Soulémane, en ouvrant les travaux, a témoigné sa gratitude aux organisateurs pour le choix de leur commune en vue de l’exécution de ce projet. Il a souligné l’importance de la thématique sur la prévention de l’extrémisme violent eu égard aux attaques terroristes dont sont victimes les paisibles populations, notamment dans la région septentrionale. Il a remercié le gouvernement pour toutes les dispositions prises en vue de contenir ces attaques. Cependant, pour lui, la lutte contre ces « bandits » ne peut être seulement l’apanage du gouvernement mais elle nécessite l’implication de tous les acteurs, notamment les jeunes. C’est pourquoi, il salue le CDFDH pour son initiative qui permettra aux jeunes d’être outillés pour mieux contrer ce phénomène d’extrémisme violent dans leurs communautés.
La chargée de programme au CDFDH, formatrice sur la prévention de l’extrémisme violent et promotion du dialogue interreligieux, Mme Degboe Akofa Rose a relevé l’intérêt de cette formation. « A à la fin, ces jeunes auront des outils concrets pour non seulement identifier les causes de l’extrémisme violent mais aussi travailler sur les effets au sein de leurs communautés. Ils auront également un plan d’actions et les actions qu’ils auront à mener ne seront pas seulement circonscrites dans leur localité mais toucheront toutes les autres communautés avec l’aide de l’outil internet. », a-t-elle souligné. Elle a remercié le programme IDove et la GIZ pour leurs appuis puis solliciter davantage de moyens de leurs partenaires pour la poursuite de leurs activités.
ATOP/MEK/AJA






