
Sokodé, 4 avr. (ATOP) – Une cérémonie de réception de cent ruches Dadant et accessoires complet pour la récolte du miel s’est déroulée, le jeudi 3 avril au siège de la coopérative « Essodoguèdowè » à Sokodé.
Cette réception a été faite par le directeur préfectoral de l’Environnement, Capitaine Yata Aladjou en présence de sa collègue de l’Agriculture, Mme Tchakinguena Gna-Diwe-Fanta et du directeur exécutif de la coopérative Essodoguèdowè, Adjémini Koriko.
A travers sa relation avec l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et par le biais du Mécanisme forêts et paysans (FFF), la coopérative a bénéficié d’un financement de 24.000.000 FCFA pour l’exécution de son « Projet de reboisement de 115 hectares de plantations bios diversifiées dirigées par 50 femmes du village de Ganidè, dans la commune Tchaoudjo 3 ». Parmi les activités prévues, il y a l’acquisition de 100 ruches spécifiées « Dadant » pour leur rentabilité. C’est ce matériel et ces accessoires, fabriqués en deux mois par l’entreprise « Abeilles Progrès », basée à Sokodé, qui ont fait l’objet de cette réception après vérification des spécifications définies dans l’appel d’offres.
Sur les lieux, les officiels ont également constaté la réception des 15000 plants d’anacardier, de néré, de moringa et de baobab qui seront mis en terre dans le cadre du projet.
En procédant à la réception des ruches, le capitaine Yata a fait savoir que la qualité et le délai de fabrication ont été respectés. « Après examen de ces ruches en vérifiant du corps jusqu’au support en passant par la pose, les cadres, les couvercles, le cire et le charme, nous avons remarqué que tout a été exécuté dans les règles de l’art, c’est pourquoi nous avons donné notre accord pour la réception du matériel », a-t-il affirmé.

M. Adjémini a précisé que les 100 ruches seront réparties entre les 50 femmes bénéficiaires du projet, en raison de deux ruches pour chacune, pour la récolte du miel. Il a ajouté que celles-ci seront également formées et recevront des combinaisons leur permettant d’approcher les ruches. Le directeur exécutif a mentionné que les bénéficiaires emblaveront également 100 hectares dont deux hectares par femme sur lesquels elles mettront en terre les 15000 plants. M. Ajdémini a relevé l’importance de ce projet dans l’autonomisation économique de la femme. « Chaque ruche a la potentialité de production de 11 litres et de récolte de 2 fois par saison. Le litre coûtant en moyenne 5000F, avec la commercialisation groupée du miel, les femmes auront beaucoup de ressources financières pour s’autonomiser économiquement », a-t-il expliqué.
Le directeur exécutif a également souligné le bien-fondé de cette initiative dans la restauration de la couverture forestière du pays. « En mettant en terre les 15000 plants, les femmes participent à l’atteinte de l’ambition décennale du gouvernement qui est la mise en terre d’un milliard de plants à l’horizon 2030 pour combattre le changement climatique. En plus, l’anacardier leur procurera des ressources financières de manière durable. Le néré est une essence en voie de disparition qu’elles contribueront à sauvegarder. Les feuilles de baobab, riches en fer, les aideront à faire rapidement la sauce tandis que le moringa est une espèce aux vertus thérapeutiques innombrables », a-t-il détaillé.
ATOP/MEK/AR






