
Sokodé, 22 déc. (ATOP) – Un atelier de renforcement des capacités de trente leaders religieux (musulmans et chrétiens) du district sanitaire de Tchaoudjo en Santé reproductive et droits sexuels (SRDS) s’est tenu du 19 au 21 décembre à Sokodé.
Cet atelier est le premier d’une série programmée dans les quatre autres districts sanitaires de la région Centrale. Il est organisé par l’ONG Appui au développement et à la santé communautaire (ADESCO) en collaboration avec la Direction régionale de la santé et de l’hygiène publique (DRSHP) et avec l’appui technique et financier de la GIZ ProSanté-Région Centrale.
Cette assise a permis de renforcer les connaissances de ces leaders religieux sur la SRDS et sur l’accès à l’information en santé de la reproduction par les adolescents et jeunes. Elle a également servi de cadre pour amener les communautés religieuses à promouvoir la santé, en l’occurrence la procréation responsable et l’accès aux méthodes contraceptives par les couples y compris les jeunes et adolescents. Cette session a donné, en outre, l’occasion de consolider le rôle et la capacité des communautés religieuses à mettre en place des interventions contre les grossesses précoces et les violences basées sur le genre (VGB) et d’améliorer les connaissances des leaders religieux dans la lutte contre la COVID-19.
Les participants ont suivi des modules sur « Population et développement : stratégies en faveur de l’émergence du Togo ; avantages d’une fécondité maîtrisée dans les secteurs de développement socio-économique au Togo ». Ils ont également écouté des exposés sur « Les violences faites aux femmes et aux filles ; l’Islam et la procréation responsable, le Christianisme et la procréation responsable, les infections à la COVID-19 et la vaccination contre la COVID-19 ».
Le directeur régional de la santé, Dr N’Tapie Kassouta, en lançant ces ateliers dans la région, a rappelé aux leaders religieux leur rôle dans l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive. Il leur a demandé de sensibiliser les fidèles sur, entre autres, « les dangers des accouchements à domicile, le planning familial, les mariages forcés et précoces, les rapports sexuels responsables, la dépravation des mœurs, les violences sexuelles et la vaccination contre la COVID-19 ».
Le chef d’équipe de la GIZ-ProSanté, Dr Servais Capo-Chichi a fait comprendre aux leaders religieux qu’il est possible de respecter les valeurs éthiques tout en obtenant de bons résultats au plan sanitaire. « Nous avons fait l’expérience avec des imans, des chefs spirituels et des évêques dans d’autres pays du monde et cela a montré que rien n’a changé sur le plan des valeurs éthiques mais nous avons gagné au plan sanitaire », a-t-il souligné.
La vice-présidente du conseil d’administration de l’ONG ADESCO, Mme Boyode Anaobidédé, épouse Koffeto, a relevé que « la dépravation des mœurs, les avortements clandestins, les grossesses indésirées, les mariages forcés et précoces, les violences sexuelles, les rapports sexuels non responsables et tout le cortège de malheurs qui les accompagnent doivent vous interpeller en tant que leaders religieux pour agir afin de mettre fin à ces pratiques ».
Créée en 1995, l’ONG ADESCO œuvre essentiellement pour l’accès aux droits à la santé sexuelle des couches vulnérables.
ATOP/MEK/BV






