
Sokodé, 17 juil. (ATOP) – Le groupement de femmes « Essowazina » du canton de Wassarabo, dans la commune Tchaoudjo 4, spécialisé dans la transformation du manioc en produits dérivés (gari, tapioca) a bénéficié, le dimanche 16 juillet, d’un puits, d’une clôture et de couvercles dans le cadre de l’amélioration de son activité.

Ces œuvres sont réalisées par l’Association des femmes musulmanes unies pour la compassion, l’amour et la bienfaisance (AFMUCAB). Ce projet qui inclut l’achat d’un ordinateur pour l’association est estimé à 2.000 Euros, soit 1.310.000 FCFA, financé par la mairie de Nuremberg, en Allemagne. Il vient améliorer l’activité de ces femmes pour promouvoir davantage leur autonomisation économique.
La présidente adjointe du groupement, Mme Yacoubou Miratou a indiqué que leurs besoins sont en partie satisfaits à travers ces œuvres : « C’est une réponse que le bon Dieu vient de nous donner. Nous avons toujours réclamé plusieurs choses pour notre groupement. Les premières c’est l’eau, la clôture et les couvercles. L’eau parce qu’avant nous parcourions des kilomètres pour aller chercher cette denrée vitale dans la forêt pour la transformation de nos produits. La clôture parce qu’il fallait protéger cette eau gagnée durement contre les animaux qui venaient boire et les couvercles pour couvrir nos grandes bassines ». Elle a formulé d’autres doléances comme la couverture de la clôture, un moulin, un four, une presseuse, et des récipients de torréfaction. Mme Yacoubou a, saisi cette occasion, pour témoigner sa gratitude à l’association et son partenaire et prié Dieu de leur donner davantage de moyens pour la réalisation des autres requêtes.
Pour certaines membres du groupement c’est la première fois qu’elles consomment l’eau de puits : « Je suis née ici, j’ai grandi et je suis mariée depuis 7 ans et c’est ma première fois de boire l’eau de puits. On allait à la rivière sur une longue distance pour chercher l’eau avec toutes ces conséquences pour notre santé. Que cette eau de puits ne tarisse pas. Nos enfants peuvent aussi se laver avant d’aller à l’école. Je suis très reconnaissante envers nos généreux bienfaiteurs », a témoigné l’une d’entre elle.
La présidente de l’AFMUCAB, Mme Azia Ouro-Wasssara a confié que c’est une joie pour son association d’alléger les souffrances de ces femmes : « Quand je passe je vois ces femmes faire péniblement des allers-retours incessants pour chercher l’eau dans les marigots éloignés. Et ce qui m’a aussi dérangé c’est de voir les animaux venir s’abreuver de cette eau destinée à la fabrication du gari et du tapioca. Ne pouvant pas rester insensible à cela j’ai contacté la mairie de Nuremberg qui a réagi favorablement », a-t-elle expliqué. La présidente a précisé que l’argent du partenaire n’a pas suffi et elle a dû compléter pour cimenter l’intérieur de la clôture. Mme Ouro-Wassara qui a également distribué des fournitures scolaires aux enfants a saisi cette aubaine pour remercier la mairie de Nuremberg et appelé d’autres bonnes volontés à lui emboîter le pas dans l’intérêt des populations défavorisées.
ATOP/MEK/KYA






