
Sokodé, 9 mars (ATOP) – Les acteurs de la santé de la région Centrale ont passé en revue les performances de l’année écoulée, au cours d’un atelier du 5 au 7 mars à Sokodé. Le bilan des activités est globalement positif. On note en l’occurrence l’augmentation du personnel de santé grâce aux concours de la fonction publique, avec une répercussion positive sur la proportion des accouchements assistés par un personnel qualifié. Le taux a évolué de 89% en 2023 à 92% l’année dernière. La proportion d’enfants de moins de 5 ans malnutris pris en charge est passée de 54% à 60% et celle des enfants 0 à 11 mois ayant reçu 3 doses du vaccin Pentavalent est de 122% contre 99% en 2023. Les taux des femmes qui ont bénéficié de la césarienne subventionnée par l’Etat et des citoyens couverts par l’assurance maladie ont nettement évolué également.
Par ailleurs, 15 nouveaux centres de santé, à raison de 3 par préfecture sont construits dans la région et 5 autres sont en cours de construction, afin de rapprocher les populations des services de santé. En outre, la mise en œuvre de la stratégie dénommée « L’approche qualité » qui permet de mettre en place un certain nombre d’outils pour garantir les soins de qualité aux populations est effective dans la plupart des formations sanitaires. A cela s’ajoute des améliorations au niveau des soins curatifs, du traitement de la tuberculose et de la prise en charge des PVVIH entre autres.
Par contre, le taux de femmes enceintes ayant effectué au moins 4 contacts de soins prénataux est de 69% en 2023 tout comme en 2024. Le taux de fréquentation des centres de santé par les populations est le même. Selon le directeur régional de la Santé, Dr. N’Djao Akawulu cela s’explique par le fait que malgré les progrès, les populations, sous l’influence de certains us et coutumes n’adhèrent pas encore vraiment aux interventions pouvant apporter des résultats positifs, d’où la nécessité de revoir la mobilisation sociale et mieux communiquer avec les citoyens. « Nous devons œuvrer davantage pour améliorer les indicateurs à ce niveau ».
Le directeur régional a évoqué également la question relative au comportement peu orthodoxe de certains agents, rappelant que dans le cadre de la stratégie « Approche qualité », il est prévu une évaluation de la satisfaction de la population. « Des éléments qui vont permettre au système de santé de s’autoréguler et d’identifier ces agents », a-t-il révélé.
Le secrétaire permanent du Plan national de développement sanitaire (PNDS), Dr Dogbé Kokou Sika, représentant le secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique, a félicité tous les acteurs pour les résultats encourageants obtenus en 2024. Il a fait savoir que cette revue marque la 2e année de la mise en œuvre du PNDS 2023-2027 qui prend en compte les réformes du cadre organique du département ministériel et de la gestion des formations sanitaires publiques sans oublier des réformes hospitalières et celles du secteur pharmaceutique, entre autres. Dr Dogbé a indiqué que le PNDS a pris en compte les nouvelles thématiques de l’heure passant ainsi de 34 indicateurs traceurs suivis dans le PNDS précédent à 57 retenus dans l’actuel.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo, le maire de la commune Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana et d’autres autorités administratives, militaires et traditionnelles ont pris part aux travaux.
ATOP/MEK/BV