
Sokodé, 3 sept. (ATOP) – Un atelier de formation sur la Santé reproductive et droits sexuels (SRDS), les violences basées sur le genre (VBG), le genre et la nutrition s’est tenu les 1er et 2 septembre à Sokodé. Il a regroupé des journalistes, points focaux promotion de la santé et administrateurs des Organisations de la société civile (OSC) membres du Réseau des organisations de développement de la région centrale (RESODERC).
Cet atelier est organisé par le projet « Renforcement du système de santé-santé reproductive et droits sexuels (ProSanté) », antenne de Sokodé, dans le cadre de l’exécution du troisième module du projet (ProSanté III). Il est mis en œuvre par la GIZ sur mandat du Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ).
Ces assises ont permis de renforcer les compétences des journalistes, points focaux promotion de la santé et administrateurs des OSC de la région dans la promotion voire l’intensification d’interventions axées sur la santé reproductive, le genre et la nutrition.
Durant les deux jours, une évaluation des actions basées sur les thématiques de la SRDS, du genre transformateur, des violences basées sur le genre et de la nutrition a été faite. Les participants ont également appris davantage sur le programme de nutrition de ProSanté III. L’approche du genre transformateur, l’équité-égalité et les notions connexes du genre ont été aussi appréhendées.
Avec ce renforcement de capacités, les bénéficiaires sont désormais capables d’expliquer les inégalités structurelles de genre dans le domaine de la santé reproductive et de faire la distinction entre les approches sensibles au genre et approches transformatrices. Ils peuvent citer les leviers pour transformer les normes sociales, les rôles traditionnels et les rapports de pouvoir entre les sexes. Les participants sont aptes à expliquer l’importance de l’implication des hommes et garçons dans les actions de promotion de la SRDS. Ils sont à même d’énumérer quelques outils pratiques pour intégrer l’approche genre transformateurs dans les interventions et de décrire le programme de nutrition de ProSanté III.
Le directeur régional de la santé de la centrale, Dr N’djao Akawulu a souligné l’importance des thématiques abordées et appelé les séminaristes à la mise en œuvre des connaissances acquises pour l’atteinte des objectifs visés.
Le chef d’équipe GIZ/GFA-ProSanté, Dr Cossi Capo-Chichi a rappelé que le ProSanté vise à terme, à contribuer à porter la prévalence contraceptive à 35% et à réduire le taux de mortalité maternelle à 250 pour 100.000 naissances vivantes au moins.
ATOP/TAA/MEK