
Sokodé, 20 juin (ATOP) – Un atelier de validation des résultats d’analyse et d’intégration des mesures visant à promouvoir la Santé reproductive et les droits sexuels (SRDS), la santé communautaire, la nutrition et le genre transformateur dans les Plans de développement communaux (PDC) de huit communes s’est tenu les 19 et 20 juin à Sokodé.
Ces communes sont Blitta 1, Mô 2, Dankpen 1, Oti-Sud 1, Doufelgou 1, Bassar 1 et Sotouboua 2. L’activité est une initiative du ministère délégué, chargé du Développement des territoires et celui de la Santé et de l’hygiène publique. Elle s’inscrit dans le cadre du projet ProSanté III. Le ProSanté et le ProDeG font partie du programme de coopération allemande au développement. Ils sont financés par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et mis en œuvre par la GIZ. La phase III du ProSanté vise à renforcer la réalisation des droits sexuels et reproductifs à tous les niveaux du système de santé. Elle introduit des innovations telles que l’appui aux communes en matière de santé communautaire, nutrition et genre transformateur, et étend son action aux communes de la région des Savanes. L’objectif est d’intégrer au moins deux mesures de santé dans les PDC des communes concernées.
Les huit communes sont au cœur de cette initiative. Une étude approfondie visant à identifier les besoins en SRDS, santé communautaire, nutrition et genre transformateur a eu lieu dans ces communes du 3 au 7 juin 2024.
Le présent atelier a donc permis de valider et d’intégrer les mesures de cette étude dans les PDC des 4 communes ayant déjà finalisé leur PDC (Dankpen 1, Oti Sud 1, Blitta 1, Mô 2). Il a également servi de cadre pour préparer les 4 autres communes (Doufelgou 1, Bassar 1, Sotouboua 2, Oti 1) à inclure ces mesures dans leurs futurs PDC.
L’administrateur des collectivités territoriales, Sadath Mourtala a souligné que la collaboration entre les acteurs de la santé et ceux des communes permettra une synergie d’actions devant aboutir au mieux-être des populations et partant, une amélioration des conditions de vie de ces dernières. Il a réaffirmé la disponibilité du ministère à œuvrer au renforcement de cette collaboration en vue d’atteindre les résultats escomptés du programme.
Le directeur régional de la Santé de la Kara et point focal national du Programme de santé reproductive et des droits sexuels, Dr Agoro Sibabé a relevé l’enjeu de l’intégration des SRDS dans les PDC qui est de mutualiser les activités. Il a expliqué que les ressources étant limitées, lorsqu’on travaille ensemble on utilise mieux ces ressources, et chaque acteur comprend son rôle, ce qui permet de booster les activités au niveau communautaire pour le développement des territoires.
La cheffe projet Prosanté, Ablefoni Sabine a informé les participants sur l’analyse de base qui doit être réalisée par les consultants. Elle a précisé que cette analyse permettra de mettre en place un programme de renforcement de capacité et de coaching des élus locaux dans la mise en œuvre des mesures qui seront intégrées dans les PDC.
Le maire de la commune Mô 2, Dr Gmampoum Séidou a affirmé qu’aucun développement ne peut être effectif si le volet santé est mis en marge ; c’est pourquoi, il a salué la volonté du gouvernement et de son partenaire la GIZ d’incorporer les thématiques relatives à la SRDS dans les PDC. Il a ajouté que cette intégration permettra de résoudre les problèmes liés à la santé reproductive et droits sexuels ainsi qu’à la santé communautaire dans son ensemble qui sont « très préoccupants » dans les communautés et dans les communes.
ATOP/MEK/TJ






