
Sokodé, 2 juin (ATOP) – Le projet « Le sport, vecteur de cohésion et d’inclusion sociale dans les communes de Tchaoudjo 1 et 2 » a été lancé, le samedi 1er juin à Sokodé, dans la commune de Tchaoudjo 1.
D’un coût global de 25.000.000 F CFA, ce projet de l’ONG Programme d’Appui à la Femme et à l’Enfance Déshéritée (PAFED) s’inscrit dans le cadre de ses activités de promotion de la paix et de la cohésion sociale au Togo. Il est exécuté, avec l’appui financier de l’ambassade de France au Togo, à travers le Fonds Equipe France d’appui aux projets des Organisations de la Société Civile (FEF-OSC).
Le lancement a permis de rappeler aux parties prenantes le contenu du projet afin de susciter leur adhésion et engagement à participer aux activités. Il a également servi de cadre d’échange avec les différents acteurs sur leurs rôles et responsabilités ainsi que le chronogramme des activités.
Le projet vise à contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’inclusion dans les communes Tchaoudjo 1 et 2. Il va promouvoir le badminton, le para badminton et le tennis dans les deux communes. Il va aussi accompagner et équiper 4 clubs de badminton et 1 club de tennis dans ces deux communes. Le projet renforcera, en outre, la participation de 200 joueurs à œuvrer pour la paix, la cohésion et l’inclusion sociale dans ces communes.
Le projet qui durera douze mois intègre, entre autres activités, des tournois de badminton et de tennis, des sensibilisations sur la paix, la cohésion sociale, la tolérance, le vivre ensemble et l’inclusion sociale. Il a été présenté par M. Djéri Kossi Michel, consultant en sport santé et environnement.
Le sport pour la paix, la cohésion et l’inclusion sociale
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Mme Gnofam Mayi a justifié l’intérêt de ce projet. « Dans nos communautés, il y a de temps en temps des conflits liés, entre autres, à la transhumance, à la chefferie, au foncier, à la politique, donc notre projet vient aider les populations à cultiver la paix, la patience, la tolérance, le vivre ensemble et la cohésion sociale », a-t-elle confié. Mme Gnofam estime que le badminton, le para badminton et le tennis sont des jeux sportifs peu connus et pratiqués dans la région Centrale mais qui pourtant permettent de transmettre ces valeurs. « Ce sont des jeux collectifs qui sont inclusifs parce que les femmes, les hommes et les personnes en situation de handicap peuvent jouer et même on peut faire des équipes mixes et jouer ensemble et parfois quand un adversaire tombe, l’autre va vers lui et lui donne la main pour le relever. Ces jeux véhiculent donc l’esprit d’équipe, de tolérance, de paix et de cohésion sociale », a-t-elle expliqué.
En lançant le projet, le maire de la commune Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana a félicité les promoteurs et leur partenaire pour leur initiative salutaire qui vient appui aux efforts des plus hautes autorités en vue de consolider la paix et la cohésion sociale.
L’inspecteur préfectoral des Sports et des loisirs de Tchaoudjo, Biam Komlan, a édifié l’assistance sur « le pouvoir des activités de masse dans la résolution des conflits sociaux et la consolidation des relations humaines : cas des activités physiques et sportives ». Il a appelé les parties prenantes à adhérer à ce projet fédérateur pour sa réussite.
Le lancement qui s’est déroulé en présence du secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo a pris fin par des démonstrations de ces disciplines sportives. Le badminton est un jeu consistant à échanger un volant à l’aide d’une raquette, au-dessus d’un filet. Le tennis est un sport de raquettes qui oppose soit deux, soit quatre joueurs qui forment deux équipes de deux.
ATOP/MEK/AJA






