
Sokodé, 11 déc. (ATOP) – Trente couturières et couturiers, membres de la Chambre régionale de métiers (CRM) de la Centrale sont en formation, du 10 au 14 décembre à Sokodé, sur les techniques d’utilisation de la machine à coudre solaire et celles modernes de couture.
La formation est initiée par l’Association des partisans pour la lutte contre le changement climatique (ASPALUPE) en collaboration avec la CRM, et avec l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). Elle vise à faire découvrir à ces couturières et couturiers la machine à coudre solaire, leur apprendre à l’utiliser et à la réparer. Il s’agit également d’outiller ces artisans sur les techniques modernes de couture afin d’améliorer leurs prestations, élargir leur clientèle et augmenter leurs revenus.
Les modules développés vont permettre aux participants d’être formés, entre autres, sur l’utilisation de la machine à coudre solaire, le montage et démontage et la technique de maintenance. Ils vont également se renforcer sur les nouvelles techniques de couture et la comptabilité simplifiée.
Le directeur exécutif de l’ASPALUPE, Banla Amah-Télou a affirmé que la machine à coudre solaire est une innovation que l’association veut promouvoir auprès des couturières et couturiers. Il a précisé que cette machine, facile d’utilisation, offre une alternative écologique aux modèles électriques conventionnels, exploitant l’énergie solaire pour fonctionner. L’orateur a souligné que les avantages de l’utilisation d’une machine à coudre solaire sont multiples. Il a précisé que ces machines sont non seulement économes en énergie, mais réduisent également la dépendance à l’énergie électrique, offrant ainsi une solution durable aux couturières et couturiers vivant dans les zones non connectées au réseau électrique ou ayant un accès limité à l’électricité et même à ceux des villes en cas de délestage. Selon lui, la polyvalence offerte par les différentes options de points, permet également de coudre une large gamme de tissus et de motifs, ce qui en fait un ajout précieux aux utilisateurs. Justifiant toujours cette formation, le directeur a fait savoir que la plupart des couturières et couturiers de l’intérieur du pays peinent à déterminer de manière claire le prix de revient des habits qu’ils cousent. Raison pour laquelle, a-t-il dit, il fallait leur apprendre la comptabilité simplifiée pour accroître leurs revenus.
Le président de la CRM, Kpégouni Tchagnao a remercié l’ASPALUPE et son partenaire pour cette formation qui aidera les couturières et couturiers à adopter la machine à coudre solaire dont les coûts opérationnels sont nettement inférieurs en raison de la nature renouvelable de l’énergie solaire. Il a exhorté les bénéficiaires à s’approprier les acquis et surtout à les partager avec leurs collègues au retour dans leurs localités.
Mme Abaloyom Babissinani, couturière à Sokodé, a avoué qu’elle ne connaissait pas la machine à coudre solaire et ne maîtrisait pas non plus les nouvelles techniques de couture et la comptabilité simplifiée, ce qui constituait un manque à gagner pour elle. Mais, elle espère qu’avec cette formation, elle pourra booster davantage ses activités.
Créée depuis onze ans, l’ASPALUPE promeut la lutte contre le changement climatique.
ATOP/MEK/KYA






