
Sokodé, 27 mars (ATOP) – L’association Petite sœur à sœur (PSAS) a initié un atelier de réflexion avec les autorités administratives et traditionnelles de la préfecture de Tchaoudjo sur les violences basées sur le genre (VBG) le mardi 26 mars à Sokodé.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de son projet ‶Amélioration des conditions de vie et de santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles″. Ce projet est exécuté, avec l’appui financier d’Action medeor et du ministère fédéral allemand de la coopération et du développement (BMZ).
La rencontre vise à sensibiliser les autorités administratives et traditionnelles sur les violences basées sur le genre et leurs conséquences en vue de les amener à proposer des actions concrètes qu’elles peuvent entreprendre dans leurs localités pour prévenir ces violences tout en collaborant ensemble pour assurer une meilleure prise en charge aux victimes. Elle est marquée par des exposés, des travaux de groupe et des présentations en plénière suivis de débats.
Les violences basées sur le genre demeurent un problème au niveau mondial et touche toutes les couches de la société. Au Togo, près de trois (3) femmes sur dix (10) soit (29%) ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans, et en 2016 plus de 700 cas de violences sont rapportés par les centres d’écoute mis en place par le gouvernement selon le représentant de la directrice exécutive de l’association PSAS, Déké Koffi Gerson. Ces chiffres témoignent de l’ampleur de ces violences dans les communautés. Les violences psycho-morales, physiques, économiques, sexuelles et institutionnelles trouvent leurs racines dans des contextes sociaux, culturels, économiques et politiques complexes. Elles ont des conséquences graves et portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique et psychologique des victimes. Malgré ces conséquences, la dénonciation des cas et la prise en charge des cas de violences demeurent une préoccupation majeure pour les différents acteurs. M. Déké explique que c’est pour apporter une réponse à cette problématique que l’association PSAS a initié cet atelier de réflexion.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo a relevé que des efforts sont faits par l’Etat togolais et les acteurs de la société civile pour lutter contre ces violences faites aux filles et aux femmes, mais elles persistent et renforcent la vulnérabilité de celles-ci. Cette situation nécessite la poursuite de la sensibilisation de tous les acteurs y compris les autorités administratives et traditionnelles pour les éradiquer.
Le 3è adjoint au maire de la commune Tchaoudjo 1, Tchédré Soulémane a précisé que les victimes de violences se résignent au lieu de dénoncer. M. Tchédré a salué cet atelier qui permet aux autorités d’identifier les actions à mener pour combattre ces violences dans leurs communautés.
Les participants ont remercié l’association PSAS et ses partenaires financiers pour leur engagement pour la cause des couches vulnérables. Ils ont promis mettre en œuvre les actions identifiées ensemble pour mettre fin aux violences basées sur le genre dans leurs localités.
PSAS est une association à but non lucratif qui œuvre pour la santé et le bien-être des enfants et des jeunes. ATOP/MEK/GKM






