
Dapaong, 20 oct. (ATOP) – Un atelier de renforcement de capacités des acteurs communautaires et religieux, des enseignants, parajuristes et des jeunes sur la cohésion sociale, le vivre ensemble, les droits humains, l’accueil, l’écoute et la prise en charge psychosociale s’est tenu le jeudi 19 octobre à Korbongou dans la commune Tône 4.
Cette session est initiée par le Groupe de réflexion et d’action femme, démocratie et développement (GF2D). Elle se tient dans le cadre du « Projet d’amélioration de l’accès aux services de qualité et protection des enfants et des femmes exposées au risque de violence et d’exploitation » dans 16 communes du Togo et financé par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF)
L’objectif de la formation est d’outiller ces différents acteurs sur le référencement des victimes pour les prises en charge psychosociale, psychologique, médicale et judiciaire. Il est aussi question d’organiser les parajuristes pour réaliser des dialogues communautaires au sein des différentes communautés et de les éduquer sur les Violences basées sur le genre (VBG) et mécanismes de prise en charge entre pairs (parajuristes, enseignants et acteurs).
Les participants ont été entretenus sur divers modules tels que le rappel des notions sur les droits humains, le vivre ensemble ; les violences basées sur le genre y compris les abus et exploitations sexuelles (causes et conséquences) ; la protection juridique contre les VBG. Ils ont été aussi renseignés sur la communication non violente et cohésion sociale ; l’accueil, l’écoute et la prise en charge psychosociale et le référencement sans ignorer la prise en charge médicale et psychologique.
Outre ces modules, les parties prenantes ont pris connaissance du cahier de charges des parajuristes et animateurs des centres d’écoute. Elles ont également mené des discussions sur la prise en charge psychosociale et l’animation des centres d’écoute et de référencement.
Le maire de la commune Tône 4, Blimpo Bantinia a fait remarquer que malgré les progrès accomplis dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles ces dernières années, beaucoup reste encore à faire pour redorer le blason de la gent féminine et permettre à chaque femme et fille de s’épanouir. Il a, à cette occasion, félicité le GF2D et ses partenaires pour leur engagement constant aux côtés des femmes et leurs actions multiformes en faveur de la promotion de la femme au Togo.
La secrétaire générale adjointe de GF2D, Mme Bernadette Assionvi Tomety a expliqué que leur présence se justifie du fait que la région des Savanes est une des régions du Togo où l’incidence de pauvreté est de 90, 5% contre un taux de pauvreté de 61, 7 % au plan national. Sur le plan administratif, poursuit-elle, les préfectures de Cinkassé, Tône, Kpendjal et Kpendjal-Ouest sont limitrophes du Burkina Faso, Bénin, et Ghana. Cette proximité les rend vulnérables aux activités néfastes de différents mouvements violents que connaissent actuellement les pays. Elle soutient que malgré des actions de prévention des groupes armés non identifiés sur le territoire togolais, la région des Savanes fait face à des incursions de plus en plus fréquentes des attaques violentes occasionnant des pertes en vies humaines. Mme Tomety a exhorté les parties prenantes à une synergie d’actions afin de bannir les violences exercées sur la gent féminine.
ATOP/BBG/KYA






