
Dapaong, 3 déc. (ATOP) – Le ministre de l’Accès aux Soins et de la Couverture sanitaire, Jean-Marie Koffi Tessi a fait une mission de suivi dans les formations sanitaires de la région des Savanes, le lundi 2 décembre, pour évaluer le Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né dénommé « Wezou ».
Le ministre s’est rendu successivement aux Centres médico-sociaux (CMS) de Korbongou et de Kantindi dans le district sanitaire de Tône, au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Cinkassé et du CMS Timbou dans le district sanitaire de Cinkassé, à l’Unité de soins périphériques (USP) de Loko et du CMS de Bogou dans le district sanitaire de Tandjouaré.
Cette mission est de constater les écarts sur les factures, dus au non enregistrement de toutes les prestations offertes et sensibiliser les différents acteurs sur les nouvelles prestations en vigueur suite à l’extension du panier de soins. Il s’est agi de collecter les informations sur les différents indicateurs de la santé maternelle, les difficultés rencontrées et formuler des recommandations.
Partout où le ministre est passé, il a échangé avec le personnel soignant, surtout ceux ou celles qui sont en charge de la maternité puis, s’est adressé aux bénéficiaires du programme Wezou. Il a pris connaissance du niveau de fréquentation et de consommation dudit programme. Il ressort des échanges qu’au CMS Kantindi par exemple l’accouchement mensuel est en moyen 35 femmes. Dans ce centre, il a été rapporté au ministre qu’en 2023, le nombre total d’accouchement a avoisiné 274 et qu’en 2024, le nombre a évolué à 314. De même, selon le responsable de cette formation sanitaire, 326 consultations prénatales ont été enregistrées en 2023 et 372 en 2024. S’agissant de la consultation curative, elle se chiffre à 6743 en 2023 contre 7175 en 2024.
Le ministre Tessi s’est aussi assuré que les instructions du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, courant juin 2024 relatives à l’extension de trois nouveaux paniers de soins tels que l’échographie, la Numération formule sanguine (NFS) et le groupage-rhésus sont effectivement pris en compte dans le cadre du programme Wezou.
Un certain nombre de difficultés dans la mise en œuvre du programme ont été évoquées. Il s’agit du retard de payement des factures, du manque de locaux pour accueillir les femmes, du manque de personnel soignant et de moyen de déplacement. Il y a également le problème de connexion et de réseau, de rupture de médicaments au niveau du CAMEG, de réhabilitation des bâtiments vieillissants et de construction d’appâtâmes pour les vaccinations et les sensibilisations.
Face à ces difficultés, le ministre a fait savoir qu’il faut désormais travailler en priorisant les besoins ; « j’ai entendu de vous beaucoup de choses qui sont parfaitement légitimes, la question du personnel, de rupture de médicaments, de retard dans le rembourrement. Je note un niveau de fréquentations élevées qui nous appelle tous à regarder de près ce qui se fait pour améliorer », a souligné le ministre Tessi. Pour lui, il est question de voir ce qui est perfectible, ce qu’on peut améliorer, ce qu’on peut mettre en synergie, ce qui peut faire l’objet de consolidation avec les formations sanitaires, le but étant que la femme enceinte puisse être gratuitement prise en charge.
A chaque étape, la tournée du ministre dans les Savanes s’achève avec la visite des différents compartiments de la formation sanitaire. ATOP/BBG/KYA






