Dapaong, 13 juin (ATOP) – Les acteurs des interprofessions et des organisations professionnelles agricoles de la région des Savanes ont réfléchi, le vendredi 10 juin à Dapaong, sur la gestion de la crise alimentaire dans la sous-région.
Organisée par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural, cette rencontre couplée du lancement de la nouvelle campagne agricole 2022-2023 a regroupé environ 200 acteurs du monde agricole de la région. Cette activité vise à trouver des pistes de solution pour éviter une crise alimentaire régionale et mondiale qui impactent négativement la sécurité alimentaire. Il s’agit également de contribuer à l’augmentation de la disponibilité des produits vivriers pour la couverture des besoins alimentaires et l’approvisionnement des unités de transformation en réponse à la crise alimentaire.
La séance a permis à l’équipe du ministère d’éclairer davantage les participants sur la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et les mesures prises par le gouvernement pour la réussite de la campagne agricole 2022-2023. Il a été aussi question de présenter les dispositions prises pour sécuriser les stocks de vivriers existants et augmenter la production des denrées alimentaires de base.
A l’issue de la rencontre, les conseillers agricoles ont été éclairés sur leurs cahiers de charges. Il est attendu de ces derniers, une présence effective sur le terrain, une meilleure connaissance de leurs zones d’intervention et des acteurs des filières agricoles ainsi que les autorités administratives et traditionnelles de leurs ressorts territoriaux.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti et le directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural des Savanes, Douti Lardja ont exprimé leur gratitude au ministère pour cette initiative qui permet de donner les informations utiles aux acteurs.
Le chef de mission au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural des Savanes, Bouab Kpanté a indiqué que l’humanité est confrontée à une crise globale due à plusieurs facteurs, entre autres, le changement climatique, la maladie à corona virus, le terrorisme international et la crise russo-ukrainienne. Selon lui, l’ensemble de ces maux exacerbent les facteurs de risques sur les disponibilités des denrées alimentaires et nutritionnelles. « Il est donc nécessaire que des actions urgentes soient menées pour augmenter significativement la production afin de couvrir les besoins nationaux de consommation, d’approvisionnement des unités de transformations et aussi de faire face à une demande extérieure qui sera de plus en plus croissante », a-t-il conclu. ATOP/GS/MG






