
Dapaong, 10 août (ATOP) – Une trentaine d’acteurs communaux des régions de la Kara et des Savanes ont été outillés sur la stimulation de la demande éducative, du 5 au 7 août à Dapaong pour encourager les familles à scolariser leurs enfants et à les maintenir à l’école.
L’atelier est initié par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), dans le cadre de son Plan de travail annuel (PTA) 2026. Il a regroupé les maires et responsables des commissions chargées de l’éducation des communes de Dankpen 1, Oti-Sud 1, Oti-Sud 2, Oti 2, Tône 1 et 4, ainsi que des acteurs régionaux de l’Éducation, de l’Environnement et de la Planification.
La stimulation de la demande éducative désigne l’ensemble des actions visant à encourager les familles et les communautés à scolariser les enfants, à favoriser leur fréquentation régulière de l’école et à contribuer à leur maintien dans le système éducatif. Dans ce cadre, les modules ont porté sur les principaux défis liés à la demande éducative dans les communes concernées et leur prise en compte dans les Plans de développement communaux (PDC). Les participants ont aussi été sensibilisés sur les actions à intégrer dans ces plans, la promotion de l’excellence scolaire et les responsabilités des différents acteurs, en particulier des autorités locales. A l’issue des échanges, ils ont élaboré un plan d’action et proposé un mécanisme de coordination et de suivi de sa mise en œuvre.

La spécialiste de l’Education à l’UNICEF Togo, Mme Akpalo Delali a rappelé que la région des Savanes reste confrontée à des obstacles liés à la scolarisation et au maintien des enfants à l’école. Ces obstacles, a-t-elle poursuivi, concernent les faibles performances scolaires des filles, certaines normes socio culturelles défavorables, les Violences basées sur le genre en milieu scolaire (VBGMS), les risques liés à l’insécurité et les effets du changement climatique sur les communautés.
Pour y faire face, a souligné Mme Akpalo, l’UNICEF met l’accent sur le renforcement des capacités des autorités locales en matière d’éducation des filles et de lutte contre les VBGMS. L’intervention, a-t-elle précisé, prévoit également des actions en faveur de la cohésion sociale et de la culture de la paix, la promotion des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) auprès des filles, ainsi que la valorisation de leur excellence scolaire à travers la récompense des meilleures élèves au CEPD. Mme Akpalo a, par ailleurs, insisté sur l’importance de l’éducation environnementale, qui passe notamment par la création de pépinières scolaires et les activités de reboisement.
Le maire de la commune Tône 1, Mme Lene Nawabe, a déclaré que les acquis de la formation permettront à sa municipalité de mieux planifier des actions en faveur de l’éducation, en particulier celle de la jeune fille.
ATOP/TKA/JK/AO






