
Dapaong, 24 avr. (ATOP) – Une journée de réflexion sur la contribution des migrants au développement local s’est tenue le jeudi 23 avril à Dapaong.
La rencontre est initiée par l’ONG Femmes, droit et développement en Afrique (WILDAF)-Togo, dans le cadre de la célébration, en différé, de la journée internationale des migrants, observée chaque 18 décembre. Elle s’intègre dans le projet OUESTAF : « Parcours régionaux pour la prévention de la migration irrégulière, la lutte contre le trafic des migrants, la traite des êtres humains et la protection des femmes et jeunes en situation irrégulière dans l’Afrique de l’ouest y compris la sous-région Sahel », financé par l’Union européenne (UE).
La séance a réuni les différentes couches sociales de la région, y compris les réfugiés, les personnes déplacées ainsi que les familles d’accueil. Le but est de plancher sur les difficultés auxquelles les migrants sont confrontés, les défis à relever pour qu’ils s’intègrent dans les communautés d’accueil et contribuent au développement local. Il est question aussi d’amener les acteurs authentiques, étatiques et de prise en charge des migrants à formuler des projets, des programmes qui tiennent compte du genre, des droits humains et de l’environnement en vue de faire de la migration une opportunité de développement pour les communautés.
La journée de réflexion a été marquée par un exposé sur la migration, suivi d’échanges, une mini foire d’exposition de produits et la dégustation des mets locaux des migrants.
Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou, salué le rôle que jouent les migrants dans le secteur économique, le partage d’expériences et le brassage culturel. M. Kégbéro a appelé les migrants au respect scrupuleux des lois et règlements de l’Etat pour leur propre intérêt.
La directrice exécutive de WILDAF Togo, Mme Anne-Colette Kpédji, a souligné que OUESTAF est un projet pilote qui vise principalement à améliorer la gouvernance et la gestion des flux migratoires en Afrique de l’Ouest et dans la sous-région du Sahel, en renforçant les capacités des parties prenantes et en promouvant des mécanismes de coordination adaptés.
Le président des réfugiés burkinabés à Dapaong, Nadja Antoine, s’est réjoui de la considération et de la prise en compte des réfugiés par les autorités et WILDAF-Togo à travers son projet.
Le projet est exécuté de mars 2025 à juillet 2026 au Togo, Bénin, Burkina Faso, Mali et en Côte d’Ivoire. Ses principales activités sont, entre autres, des recherches, des plaidoyers en faveur d’une amélioration des politiques migratoires, la mise en place ou le renforcement des mécanismes de coordination de protection et d’assistance aux migrants, ainsi que des campagnes d’information numériques et communautaires sur le cadre légal de la migration.
ATOP/TKA/JK/SED






