
Dapaong, 29 sept. (ATOP) – La 19è édition de la Journée nationale de solidarité (JNS) avec les personnes vivant avec le VIH a été célébrée le lundi 28 septembre à Dapaong.
Placée sous le thème « Une société civile résiliente face aux défis d’intégration et de pérennisation des interventions », cette commémoration est organisée par la Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre les IST/VIH/SIDA et de promotion de la santé au Togo, en collaboration avec le Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) et le Réseau des associations des personnes vivant avec le VIH (RAS+), avec l’appui financier de l’ONUSIDA.
L’objectif est de renforcer l’implication des différents acteurs, afin d’assurer la continuité des actions de lutte contre le VIH, dans un contexte marqué par la nécessité d’intégrer davantage les interventions liées au VIH, à la tuberculose et au paludisme.
La journée a été marquée par une visite de plaidoyer auprès des autorités locales, une rencontre avec des personnes vivant avec le VIH, une foire des acteurs et bénéficiaires, une émission radiophonique, ainsi que l’allumage de bougies en mémoire des personnes décédées des suites du VIH et du sida. En outre, les membres du bureau national et les présidents régionaux des plateformes des Savanes, de la Kara, de la Centrale, des Plateaux, de la Maritime et du Grand Lomé ont été présentés à l’assistance.

Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou Seigneur, a salué l’initiative, soulignant que le thème de cette commémoration constitue un appel à une solidarité multiforme, collective et étatique. Pour M. Kégbéro, une lutte efficace contre le VIH nécessite une prise de conscience des défis liés à l’implication communautaire et à la pérennisation des acquis.
Le directeur régional de la Santé des Savanes, Atcha Oubou Tinah, a rappelé que la solidarité n’est pas la pitié. « C’est d’abord lutter contre la stigmatisation. Le VIH n’est pas une fatalité et il ne doit plus être une honte. Chaque PVVIH a droit au respect, à l’amour et à la dignité », a-t-il expliqué. M. Tinah a fait remarquer que la solidarité implique également la nécessité de garantir l’accès aux soins pour tous, rappelant que, dans les Savanes comme dans tout le pays, les traitements sont disponibles et gratuits.
Le président du RAS+, Augustin Dokla, a rappelé que la solidarité constitue un levier essentiel pour vaincre cette maladie.
La célébration a été précédée, la veille, d’une émission radiophonique en français et en moba sur des radios locales de la région des Savanes.
Instituée en 2008 et célébrée chaque 28 septembre au Togo, la JNS vise à rendre hommage aux victimes du VIH et du sida, tout en renouvelant l’engagement des organisations de la société civile dans la riposte contre la maladie.
ATOP/TKA/JK/AR






