
Dapaong, 30 juil. (ATOP) – Les résultats de fin du projet « Prévenir le recrutement forcé et la radicalisation des enfants et des jeunes en leur offrant une protection et des mesures de sauvegarde » ont été partagé avec des acteurs, le mardi 29 juillet à Dapaong.
L’atelier bilan est organisé par SOS Villages d’Enfants au Togo et ses partenaires. Il a réuni les autorités administratives et locales et de la zone du projet, les membres de l’équipe du projet, des représentants des organisations internationales et de la société civile (OSC) puis ceux des communautés bénéficiaires.
D’un coût global de 622.401.869 F CFA, le projet est initié par SOS Villages d’Enfants au Togo et a bénéficié de l’appui financier du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères (GFFO) pour une durée de 24 mois (août 2023-juillet 2025) à hauteur de 90% et 10% par SOS Villages d’Enfants. Il est exécuté dans trois préfectures notamment Tône (Sanfatoute), Kpendjal-Ouest (Pognon et Papri) et Kpendjal (Mandouri et Borgou).
Il ressort du bilan que le projet a permis la création et l’équipement de trois Espaces amis des enfants (EAE) et une offre de 3621 plats de repas aux enfants dans les EAE, la construction de trois forages équipés de plaques solaires à Sanfatoute (Tône 1), à Pogno (Kpendjal-Ouest 2) et à Mandouri (Kpendjal 1) avec une canalisation à base d’une tuyauterie sur environ 200 m du forage au point de recueil d’eau.
D’autres acquis sont à mettre à l’actif du projet notamment la gestion des cas et de soutien psychosocial des enfants dans les EAE, la prise en charge des femmes et filles victimes de la violence sexiste l’organisation des séances de sensibilisation sur les pratiques d’hygiène et la distribution des kits alimentaires à des ménages vulnérables de déplacés internes dans les communautés cibles.
Le représentant de la directrice nationale de SOS Villages d’Enfants, M. Yousif Ali-Bidjowé a confié que grâce à l’approche intégrée et centrée sur la défense des droits de l’enfant, sa structure a obtenu d’importants résultants tangibles. « Nous avons observé avec force que, même face aux situations les plus critiques, la coordination la plus harmonieuse entre les acteurs, la complémentarité des actions et l’implication active des communautés sont synonymes d’efficacité et d’espoir », a affirmé M. Ali-Bidjowé.
Ce projet vient en appui au Programme d’urgence de renforcement de la résilience des populations dans la région des Savanes (PURS) du gouvernement pour contrer la menace terroriste et l’extrémisme violent. L’objectif visé est de prévenir le recrutement forcé, la traite, les abus et le travail des enfants par ces groupes armés non étatiques grâce à des mesures de protection améliorées.
Le projet va connaître un prolongement d’une durée d’un an à compter du 1 août 2025 et financé par Hermann Gmeiner Fonds Deutschland.
ATOP/BBG/DHK






