
Dapaong, 19 déc. (ATOP) – Les maires, les leaders religieux, la chefferie traditionnelle, les organisations de femmes et de jeunes ainsi que les professionnels des médias de la région des Savanes ont pris part à un atelier d’échanges sur la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et des messages alternatifs contre les discours haineux, le lundi 18 décembre à Dapaong.
A l’actif du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), cet atelier se tient dans le cadre du projet « renforcer la résilience et l’engagement des communautés pour prévenir et combattre l’extrémisme violent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo ». L’objectif est de faire l’état des lieux de la désinformation/ mésinformation, des récits haineux et de proposer des initiatives et les messages de cohésion sociale pour la consolidation des acquis dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.
Les parties prenantes ont suivi la présentation du projet suivie de l’harmonisation de la compréhension des concepts et consensus sur l’état des lieux de la cohésion sociale. Ils ont formé des groupes pour travailler sur des thématiques telles que les discours haineux, la désinformation et la mésinformation. Après la restitution des résultats des groupes, l’adoption des propositions de nouvelles initiatives innovantes et des messages alternatifs et de la cohésion sociale a été faite. Les participants ont pris connaissance de la présentation de la synthèse de rapport diagnostic sur la cohésion sociale avant de procéder à sa validation.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a exprimé la gratitude de la population de la région des Savanes au PNUD pour cette initiative qui donne des outils nécessaires aux différents acteurs pour mener, au côté du gouvernement, une lutte contre les ennemis du développement. « Depuis que l’extrémisme violent et le terrorisme sont devenus une réalité dans la région des Savanes, des initiatives fusent de tous les côtés pour essayer, chacun de son côté, d’apporter sa pierre pour constituer une barrière pour les ennemis qui posent déjà des actes barbares », a déclaré le préfet.
D’après le représentant de la représentante résidente du PNUD au Togo, Emmanuel Agnigbankou, les pays de l’Afrique de l’Ouest sont des pays pacifiques, mais cette paix est aujourd’hui menacée par l’extrémisme violent et le terrorisme. Il a affirmé que sa structure s’inscrit dans une optique de matérialisation du projet avec une logique de lutter contre la désinformation, la mésinformation, les discours de haine afin de prévenir et réduire les facteurs déclencheurs.
Le projet sur le renforcement de la résilience qui s’étend sur la période de 2023-2025 bénéficie de l’appui de la coopération allemande, Australian Aid et de l’ambassade du Danemark. Il vise à contribuer à prévenir et traiter les facteurs immédiats et localisés de radicalisation conduisant à l’extrémisme violent dans les communautés cibles.
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