
Dapaong, 20 avr. (ATOP) – L’Autorité nationale de L’interdiction des armes chimiques (ANIAC) a éclairé les professionnels des médias de la région des Savanes sur l’utilisation des produits chimiques à des fins criminelles, au cours d’un atelier d’information et de sensibilisation tenue, le vendredi 18 avril à Dapaong.
Cette formation a regroupé une vingtaine de journalistes. Elle vise à renforcer les capacités de ces derniers dans la lutte contre l’usage des produits chimiques à des fins criminelles au regard de la situation d’insécurité qui prévaut dans le septentrion. L’atelier entend amener ces professionnels de médias à accompagner l’ANIAC dans la sensibilisation de la population sur les risques et menaces chimiques à travers divers canaux de communications (télé, radios, presses, internet, et autres).
Les participants ont été édifiés sur plusieurs thématiques, entre autres, les pictogrammes de dangers des produits chimiques et des précurseurs des engins explosifs improvisés ; la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) : Contributions des médias à la prévention des risques et menaces chimiques ; la gouvernance du circuit des produits chimiques dans la lutte contre des engins explosifs improvisés ; et le plan de lutte contre les agents et explosifs chimiques.
A travers ces différentes communications, les professionnels des médias de ont mieux maîtrisé les concepts tels que armes chimiques, produits chimiques, agents chimiques, engins explosifs improvisés, les différents produits chimiques dangereux.
Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kegbero Latifou Seigneur a salué la pertinence de cette formation initiée par l’ANIAC. Il a relevé que cette formation cadre avec la politique de paix et de sécurité du chef de l’Etat qui se soucie du bien être des populations confrontées aux attaques terroristes. M. Kegbero a indiqué que les produits chimiques servent dans la production des biens et matériels dans les domaines industriels, agricoles, pharmaceutiques et autres pour le développement socio-économique du pays. Cependant, souligne-t-il, force est de constater que certains utilisent ces mêmes produits chimiques à des fins criminelles. Il a invité les professionnels des medias à jouer leur rôle dans la sensibilisation pour changer les mentalités.
Le président de l’ANIAC, Col. Akpamoura Koffi a fait savoir que la région des Savanes est confrontée aux défis sécuritaires, d’où une vigilance accrue et une meilleure utilisation des produits chimiques par la population. Il a exprimé sa reconnaissance aux autorités locales des Savanes pour leurs disponibilités et engagement à contribuer à lutter contre l’usage des produits chimiques à des fins criminelles.
Créée le 4 novembre 2015, l’ANIAC a pour mission d’accompagner les pouvoirs publics dans la lutte contre l’usage inapproprié des produits chimiques afin d’assurer la sécurité et la sureté des citoyens. ATOP/ TT/BBG/KYA






