
Atakpamé, 27 jan. (ATOP) – Plusieurs actions menées pour réduire le phénomène de la traite des enfants ont été évoquées le lundi 26 janvier lors de la visite des journalistes à Akparè, à 25 km à l’Est d’Atakpamé.
La traite des enfants, un phénomène de placement de ces derniers en dehors de leurs familles entrave leur développement et épanouissement. Pour mettre fin à cette pratique, des actions sont menées au sein des communautés. « Nous avons initié des Compétences de vie courante (CVC) où les enfants formés, sensibilisent à leur tour leurs pairs, dans les ateliers et églises sur le phénomène », a fait savoir le directeur préfectoral en charge de la Protection de l’Enfance de l’Ogou, Nanou Idrissa. Une autre stratégie utilisée est la parentalité positive qui prend la forme de causeries socio-éducatives qui permettent de faire ressortir les difficultés dans l’encadrement des enfants et d’explorer des pistes de solution.
Par rapport au phénomène de traite, révèle le chef division Protection de l’Enfance à la direction régional des Plateaux, Pierre Paniza, des sensibilisations et des causeries sont faites. « Nous avons mis en place des organes fédérateurs pour essayer de temps en temps de discuter avec les parents. Les pairs éducateurs essayent aussi de sensibiliser leur pairs », a-t-il fait savoir.
Développer les atouts au niveau local, un défi à relever
Le problème de pauvreté est souvent évoqué comme la cause des placements des enfants hors de leurs milieux. Après analyse, le chef division parle plutôt de l’ignorance. « Nous avons évalué les atouts de certaines communautés locales et ces dernières ont reconnu que les enfants peuvent trouver sur place une activité à faire », a-t-il expliqué. M. Paniza suggère de développer les atouts des communautés à la base. « Il y a des activités agricoles. Ce sont ces activités que ces enfants font essentiellement dans les zones de destination. S’ils menaient les mêmes activités au niveau local, ils pouvaient mieux s’épanouir que d’aller ailleurs », a-t-il conclu. M. Paniza invite les parents à mieux encadrer leurs enfants en les soutenant, soit dans la poursuite de leur cursus scolaire soit dans l’apprentissage d’un métier pour leur assurer un lendemain meilleur.
Agnès, bénéficiaire du programme MTPF s’engage à décourager tous ceux qui pensent qu’il faut aller nécessairement chercher des moyens en ville ou hors du pays avant de s’épanouir.
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