
Sokodé, 2 nov. (ATOP) – L’ONG « Women in Law and dévelopment in Africa » (WILDAF-Togo) a échangé avec les différents acteurs régionaux de la Centrale, les 29 et 30 octobre à Sokodé, sur l’accès des femmes au droit et à la justice avec un focus sur les Violences basées sur le genre (VBG).
La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet DeZon et du sous-projet « Appui au Leadership des Femmes et Jeunes Filles au Togo par l’Accès au Droit et à la Justice (PALJADJ) ». Ce projet, financé par la coopération allemande, est mis en œuvre par la GIZ, en collaboration avec le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. L’atelier vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des femmes au droit et à la justice, notamment dans les situations de VBG.
Les participants ont analysé et identifié les principaux obstacles liés à l’accès des femmes et filles au droit et à la justice. Les besoins et difficultés spécifiques de celles victimes ou exposées aux VBG en matière d’accès au droit et aux mécanismes de recours ont été répertoriés.
Les séminaristes ont examiné le rôle et les complémentarités des différents acteurs dans l’information, l’orientation, le référencement, la protection et l’accompagnement des femmes dans leurs démarches de recours. Ils ont partagé les expériences et bonnes pratiques développées en matière d’accès au droit et à la justice pour la gente féminine. Les acteurs ont identifié et proposé une problématique relative à l’accès de des filles et des femmes au droit et à la justice pouvant faire l’objet d’une action de plaidoyer.
La directrice exécutive de WILDAF-Togo, Mme Kpedji Anne Colette a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes permettant aux femmes et filles victimes ou exposées aux violences de connaître leurs droits, d’accéder aux services compétents et de bénéficier de voies de recours adaptées.

Le chef division Actions sociales, Tangbandja Gbati a salué WILDAF Togo et son partenaire pour cette initiative qui vient en appui aux actions gouvernementales en matière de promotion des droits des femmes et de l’éducation de la jeune fille dans le pays. Il a relevé que cette rencontre contribuera, non seulement, à relever les défis pour un meilleur accès des femmes au droit et à la justice mais aussi à mettre fin aux VBG.
Le secrétaire général de la mairie de Tchaoudjo 1, Gmakagni Nikabou s’est réjoui de cette occasion donnée aux OSC d’évoquer les difficultés rencontrées sur le terrain et de formuler des propositions concrètes susceptibles d’améliorer la prévention des VBG ainsi que l’accès effectif de la gente féminine au droit et à la justice.
Après Lomé, Tsévié et Atakpamé, Sokodé est la quatrième étape de cette rencontre d’échanges, qui se poursuit dans les deux autres régions du pays.
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