Lomé, 10 sept. (ATOP) – La présidente de la section nationale de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF), Mme Djobo Bassiratou a appelé, le samedi 10 septembre au cours d’une conférence de presse, les autorités togolaises à mener des actions pour adhérer au traité international contre les robots tueurs.
« WILPF Togo exhorte notre pays à mener des actions afin d’aboutir à un traité international visant à maintenir un contrôle humain significatif interdisant ainsi le développement, la production et l’utilisation de ces armes totalement autonomes », a déclaré Mme Djobo.
Les robots tueurs encore appelés Systèmes d’armes létales autonomes (SALA) sont d’après la présidente, des armes qui peuvent sélectionner et attaquer des cibles de manière indépendante. « Le niveau de contrôle humain sur ces armes autonomes est en effet de plus en plus réduit, ouvrant progressivement la porte à des situations où la décision de tuer sera prise par une machine, et non plus par une personne comme à l’ordinaire », a expliqué Mme Djobo.
L’intérêt pour le Togo d’adhérer à cette convention, dit-elle, « est la sécurisation de son territoire. Le Togo sera ainsi à l’abri de ces armes létales autonomes ». Elle a lancé un appel à l’Assemblée nationale de donner une réponse à la déclaration des organisations de la société civile sur la lutte contre les robots tueurs en date du 20 août 2021 afin de commencer par légiférer pour amener le Togo à adhérer à ce traité.
Cette conférence de presse élargie à la coalition des organisations intervenant dans le domaine, s’est tenue sous le thème « La règlementation de l’utilisation des robots tueurs : les diverses démarches vers les acteurs étatiques et ceux de la société civile ». Elle a permis également à la ligue de faire le bilan des activités de 2021, une année marquée par une série de rencontres avec les autorités, les organisations de la société civile et autres acteurs pour les amener à se joindre à cette campagne internationale.
« Cette rencontre marque ainsi le lancement de la 2e phase de notre campagne au cours de laquelle, nous ferons des rencontres de suivi de la déclaration introduite auprès des décideurs politiques, des échanges avec les autres organisations de la société civile », a confié Mme Djobo.
La conférence de presse a été co-animée avec Mme Kangni Dédé Akofa du ministère en charge des Affaires étrangères, Mme Dokou D’Almeida du ministère des Droits de l’Homme et Mme Charlotte Kalanbani, secrétaire générale de WILPF Togo.
ATOP/AJA/OAF






