Tabligbo, 8 avr. (ATOP) – La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a échangé, le jeudi 7 avril à Tabligbo, avec les acteurs clés du secteur minier de la préfecture de Yoto, sur la problématique du droit à la santé en lien avec l’environnement.
Cette rencontre intervient dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé observée chaque 7 avril et dont le thème cette année est, ‘’Notre planète, notre santé’’. Elle a réuni des autorités locales, des responsables des entreprises, des leaders communautaires, des chefs traditionnels, des délégués du personnel, des délégués syndicaux, des organisations de femmes et de jeunes ainsi que des représentants des organisations de la société civile.
L’objectif est de contribuer à promouvoir et à protéger le droit à la santé. Il s’agit pour les participants, d’identifier les problèmes environnementaux qui minent le droit à la santé. C’était aussi une occasion de sensibiliser les responsables des industries extractives sur les risques de leurs activités sur la santé et l’environnement. Il a été également question d’amener les responsables à développer une stratégie de gestion des déchets dans les entreprises.
Les discussions ont porté sur plusieurs thèmes, entres autres, « Les problèmes environnementaux liés à l’exploitation minière dans la préfecture de Yoto » et « L’impact des problèmes environnementaux sur la santé des populations ». L’assistance a été également entretenue sur les différents types de politiques et de procédures mises en place par les entreprises Wacem et Scan Mine Togo pour la gestion de leurs déchets industriels.
A l’issue des échanges les acteurs se sont convenus d’œuvrer dans une synergie d’action afin de contribuer à la lutte contre les menaces qui pèsent sur l’environnement en général et sur notre santé en particulier.
Le président par intérim de la CNDH, Yaovi Sronvie a indiqué que le choix du thème de cette année vient à point nommé attirer l’attention de la communauté internationale sur les mesures à prendre d’urgence pour préserver la santé des êtres humains et susciter un mouvement visant à bâtir des sociétés axées sur le bien-être. Il a expliqué les raisons qui ont motivé la CNDH à célébrer cette journée à Tabligbo précisant que cette localité et ses environs abritent deux industries extractives et de transformation de clinker d’où la nécessité d’attirer l’attention des parties prenantes sur les risques potentiels de pollutions, de maladies et d’autres dégâts sur l’environnent qui affectent la vie des populations.
Le préfet de Yoto, Lt-Col Sodokpo Afan-Kodjo a, pour sa part, souligné que cette rencontre s’intègre dans la politique du gouvernement dans la recherche du bien-être des populations. Selon lui, le droit à la santé en lien avec l’environnement fait partie intégrant du droit de l’Homme.
La journée mondiale de la santé est célébrée à partir de 1950, soit deux ans après la création de l’OMS.
ATOP/SAK/MG






