
Tabligbo, 20 nov. (ATOP) – Une journée d’échanges sur la lutte contre les grossesses précoces, le mariage forcé et le harcèlement a rassemblé, le mercredi 19 novembre à Gboto Vodoupé, des acteurs communautaires de la commune Yoto 3.
L’activité est initiée par l’association Avodah-Shalom en collaboration avec le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance. Elle a bénéficié de l’appui de la coopération allemande à travers le projet DeZon mis en œuvre par la GIZ, financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement. Cette séance a regroupé des chefs cantons, des leaders communautaires et religieux, des responsables des organisations de la société civile, des cadres de l’éducation et des élèves.
L’objectif est de renforcer les capacités des leaders communautaires et de rappeler aux populations les conséquences désastreuses liées à ces trois phénomènes pour une meilleure mobilisation dans la lutte.
Les participants ont discuté du cadre juridique national et international de lutte contre le mariage forcé et le harcèlement, des impacts socioéconomiques sur les victimes et la société. Ils ont également échangé sur les rôles et responsabilités des acteurs pour une implication effective et plus efficace dans la lutte contre ces phénomènes.
Le maire de la commune Yoto 3, Dégbé Kokou, a indiqué que le phénomène de grossesses précoces, de mariages forcés et de harcèlement devient de plus en plus récurrent malgré les efforts du gouvernement. Il a invité chaque acteur à s’investir afin que les objectifs assignés soient atteints.
La présidente de l’association Avodah-Shalom, Mme Sedo Ablavi épse Ayéna, a indiqué qu’il y a des lois qui protègent les enfants contre ces fléaux. Elle a demandé à tous ceux qui sont impliqués dans cette lutte de jouer leur partition, surtout aux garants des us et coutumes, de briser le mur de l’impunité culturelle et de promouvoir les valeurs positives. Mme Sedo les a invités à dénoncer les pratiques coutumières néfastes et à utiliser leur autorité morale pour interdire et sanctionner les mariages des mineurs.
Les 20 et 21 novembre, des séances de sensibilisation sur les thématiques abordées la veille se déroulent dans les différentes communautés de la commune. Elles vont permettre de rappeler à toute la population les méfaits engendrés par ces pratiques dans les communautés et aussi les dangers liés à la culture de silence.
Créée en juillet 2024, l’association Avodah-Shalom œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.
ATOP/SAK/BV






