
Tabligbo, 28 nov. (ATOP) – Des cellules communautaires de veille pour la lutte contre les mariages et grossesses chez les adolescentes dans la préfecture de Yoto ont été installées au cours d’un atelier d’élaboration des plans d’actions communautaires de lutte contre ces phénomènes les 27 et 28 novembre à Tabligbo.
La mise en place de ces cellules répond à un impératif relatif à l’augmentation des cas de grossesses dans les établissements scolaires et des mariages précoces dans les communautés. Les données statistiques recueillies auprès du ministère de l’éducation nationale indiquent qu’au cours de l’année scolaire 2024-2025, 2284 cas de grossesses ont été enregistrés dont 17 cas au niveau du primaire, 1319 cas au niveau du secondaire 1 et 948 cas au niveau du secondaire 2.
Ces cellules regroupent notamment des leaders communautaires et religieux, des représentants des organisations de jeunes et femmes ainsi que des parents d’élèves issus des 12 cantons de la préfecture. Celles-ci auront la charge d’être au-devant de la lutte contre ces phénomènes au sein de leurs communautés.
L’atelier est initié par le ministère des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance à travers la direction de la famille et de l’éducation de la jeune fille, dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de lutte contre les grossesses et le mariage chez les adolescentes, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Il a permis de mieux éclairer les participants sur la problématique de la scolarisation de la fille et des grossesses chez les adolescents surtout en milieu d’apprentissage.
Les participants ont échangé sur les droits en santé sexuelle et reproductive et les violences basées sur le genre. Ils ont aussi passé en revue les dispositions légales en vigueur pour la protection des droits des adolescentes. Ces acteurs ont identifié également les causes de ces phénomènes, en lien avec les pratiques, us et coutumes dans leur environnement respectif. Les participants ont aussi élaboré des stratégies adaptées à chaque canton et conçu un cahier de charge pour le fonctionnement des cellules communautaires de veille. Des supports de communications pour mieux sensibiliser les populations ont été remis aux leaders communautaires.
Le représentant du ministre des Solidarités, du genre de la famille et de la protection de l’enfance, M. Yodo Kodjo a mis en évidence les conséquences de ces phénomènes et demandé à tous les acteurs de s’engager pour garantir aux filles un avenir radieux où elles pourront contribuer pleinement au développement de leur communauté.
Le secrétaire général de la préfecture de Yoto, Akayi Guédzé Koffi s’est réjoui de cette initiative qui s’inscrit dans une dynamique visant à préserver les droits fondamentaux des enfants et adolescents notamment, le droit à la santé, à l’éducation, à la formation et à un avenir digne.
ATOP/SAK/BA






