
Tabligbo, 29 mai (ATOP) – Un atelier de lancement du projet intitulé « Valorisation des savoirs endogènes et restauration des forêts sacrées de Gboto Assigamé et de Gboto Zogbé » s’est tenu le jeudi 28 mai à Gboto Vodoupé, dans la commune Yoto 3.
L’atelier a regroupé des acteurs multisectoriels notamment des autorités administratives, traditionnelles et des acteurs communautaires. Des acteurs ont été informés de ses objectifs et composantes. Etaient présents des représentants des organisations de la société civile et des partenaires techniques.
Le projet est à l’actif du centre ouest-africain de services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) Togo avec l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Il a pour objectif de valoriser les savoirs ancestraux traditionnels en matière de conservation de la biodiversité. Il ambitionne de promouvoir des savoirs endogènes dans la stratégie de gestion durable des ressources naturelles. L’initiative va contribuer au même moment à la restauration écologique des forêts sacrées et à la conservation de la biodiversité dans des zones à forte valeur culturelle, spirituelle et environnementale.

D’une durée de deux ans (février 2026 – février 2028), le projet couvre une superficie de 28 ha de forêts sacrées dans les villages de Gboto Assigamé et de Gboto Zogbé. Il est prévu, entre autres, le renforcement des capacités des communautés locales en gouvernance environnementale, la production des documents audiovisuels et la formation des habitants en production des plants en vue de soutenir les actions de reboisement et de conservation.
Les résultats attendus du projet ont été présentés aux participants. Il s’est agi de susciter l’engagement et l’adhésion des acteurs à tous les niveaux autour des enjeux de conservation de la biodiversité et de préservation des patrimoines culturels locaux. L’atelier a servi également de cadre de dialogue et de concertation multi-acteurs en faveur d’une gestion participative et durable des forêts sacrées de Gboto Assigamé et de Gboto Zogbé.
Le vice-président de l’Université de Lomé (UL), Pr Komlan Batawila a affirmé qu’en associant restauration écologique et valorisation des savoirs locaux, le projet propose une approche innovante, inclusive et durable de la conservation environnementale. Il a fait savoir que les communautés locales, les chefs traditionnels et les gardiens des savoirs ancestraux doivent être placés au cœur des stratégies de protection des écosystèmes.
Le directeur régional de l’Environnement maritime, Lt. Col Bleza Mangola, représentant son ministre de tutelle, a indiqué que ce projet vient renforcer les populations sur la protection de leurs ressources naturelles.
Le directeur du WASCAL, Pr Agboka Komi, a précisé que son centre demeure engagé dans la recherche scientifique, le renforcement des capacités et l’accompagnement des politiques publiques liées au changement climatique et à la gestion durable des terres en Afrique de l’Ouest. Il a souhaité la détermination et le soutien de tous pour garantir un plein succès à ce projet.
A l’issue de la rencontre, plusieurs plants ont été mis en terre, entre autres, le kapokier, l’avocatier, le baobab, le khaya senegalensis, dans les deux forêts.
ATOP/SAK/BV/KYA






