
Tsévié, 6 oct. (ATOP) – La deuxième édition de la rencontre annuelle entre les éleveurs et les agriculteurs s’est déroulée sous le signe de la cohésion sociale, le samedi 4 octobre à Kpomé dans la commune Zio1.
Placée sous le thème : « Retour d’expérience », la rencontre est initiée par l’Association pour l’élevage durable (ApED). Ce rendez-vous annuel a mobilisé les deux entités, les femmes membres du groupement Femmes solidaires pour l’éducation et lépanouissement de tous (FSEET), partenaire d’ApED, les jeunes, les membres des Comités villageois de développement (CVD) et les autorités locales.
Cette activité est soutenue par les autorités locales et a reçu l’appui financier de l’association Action solidarité pour le développement humain (ASODH) et l’accompagnement technique de l’association Initiatives actions et éducation pour tous (INACET-France).
L’objectif principal est de promouvoir la cohésion sociale et le vivre ensemble entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs de la préfecture de Zio pour une coexistence pacifique. Il s’agit également de mettre fin aux évènements malheureux qui surviennent souvent entre les deux entités.
Les activités réalisées au cours de l’année 2024 ont été présentées. L’ApED a initié, notamment la sensibilisation sur la compréhension mutuelle et le vivre ensemble des deux parties. Elle a œuvré pour l’apaisement et le règlement à l’amiable des conflits dans les villages et cantons de la préfecture de Zio, les dialogues et la promotion du vivre ensemble. Des témoignages ont fait état de la diminution des conflits, des dévastations. Il a été relevé lors des débats, la dissipation de l’amalgame qui existe entre les bouviers sédentaires et les transhumants. Les discussions ont aussi porté sur l’implication des femmes et des jeunes dans le processus de facilitation du dialogue et sur la scolarisation des enfants.
Par ailleurs, les participants ont été éclairés sur l’ApED, ses objectifs et axes d’intervention, ses réalisations et ses chantiers actuels ainsi que sur le groupement FSEET, partenaire clé de l’ApED
Les éleveurs et les agriculteurs ont formulé un certain nombre de recommandations pour une coexistence pacifique. Il s’agit du recrutement des éleveurs adultes pour conduire les bœufs, de la hausse du nombre de bouviers devant conduire les animaux en pâturage, la gestion à l’amiable des conflits ou saisir les autorités compétentes pour la gestion des conflits. Ils ont aussi recommandé d’éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier la voie du dialogue intercommunautaire dans le règlement des conflits.
Le président de l’ApED, Hama Soumana a souligné que l’élevage est une pratique ancienne aux côtés de l’agriculture et que des efforts individuels et collectifs doivent se faire pour que les éleveurs et les agriculteurs vivent dans la cohésion. Il a lancé un appel à la solidarité, à l’entente et à la compréhension mutuelle entre éleveurs et agriculteurs en vue d’une résolution pacifique des différends.
Mme Aissa Oumarou, l’une des membres fondateurs de l’association a exhorté les deux entités au dialogue pour surmonter tous les conflits qui pourraient survenir. « Mon champ est dévasté, j’ai mal, car c’est ça qui nourrit ma famille ; mais ça ne doit pas me pousser à la violence ; l’éleveur aussi ne doit pas laisser son troupeau dévaster le champ.
Le représentant du chef canton de Kpomé, M. Agbenowoko Yao Kouzan s’est réjoui de cette initiative qui vient améliorer les relations entre éleveurs et agriculteurs. D’après lui, les activités d’élevage et d’agriculture ne doivent pas être synonymes de violence, de mort, de destruction, de dévastation des cultures et récoltes. Il a promis que les chefs traditionnels travailleront dans ce sens pour éviter de malheureux incidents aux conséquences dramatiques. ATOP/BBG/BV/KYA






