
Tsévié, 29 sept. (ATOP) – La Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre les IST, VIH, SIDA et de promotion de la santé au Togo a commémoré, le jeudi 28 septembre à Tsévié, la 16eme édition de la Journée nationale de solidarité (JNS) avec les Personnes vivant avec le VIH (PVVIH).
Cette édition a pour thème : « Leadership des jeunes PVVIH pour mettre fin à la pandémie d’ici 2030 » Elle a regroupé les responsables des associations membres de la plateforme, des représentants des services de santé, les autorités locales, les organisations impliquées dans la lutte contre le SIDA et des personnes vivant avec le VIH.
Par cette journée, les initiateurs voudraient rendre hommage aux victimes du VIH et du SIDA et marquer l’engagement des organisations de la société civile.
La célébration a été marquée par une cérémonie de mise en terre de jeunes plants à la Maison des jeunes et de la femme de Tsévié, une séance de plaidoyer auprès des autorités, une émission radiophonique, une rencontre d’échange avec les PVVIH, et l’allumage de bougies par les participants en signe d’espoir dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Pour le préfet du Zio, Etsè Kodjo Kadévi, cette célébration est le signe de la solidarité de riposte à la stigmatisation et à la discrimination des PVVIH. Il a expliqué que la prévalence au VIH est estimée à 2,5% avec une dominance au niveau des femmes. Il a déploré la stigmatisation et la discrimination des PVVIH qui empêchent leur accès aux services de prévention et de prise en charge, anéantissant ainsi les efforts nationaux déployés en la matière. Il a enfin remercié les organisations de la société civile pour leur accompagnement des pouvoirs publics dans la lutte contre le VIH/SIDA au Togo.
La chargée des réseaux communautaires au Secrétariat permanant du CNLS, Mme Victoire Tchangaï a expliqué que l’une des difficultés rencontrées auprès des PVVIH et dans la lutte contre le VIH est l’inobservance des règles thérapeutiques. C’est pourquoi, d’après elle, un leadership est nécessaire pour venir à bout du fléau. Mme Tchangaï a émis le vœu que les jeunes PVVIH contribuent à la lutte en sensibilisant leurs pairs et en encourageant au dépistage précoce.
Le président du Réseau des associations des PVVIH-Togo (RAS+), Augustin Dokla a lancé un appel aux autorités locales à contribuer efficacement à la lutte en dégageant un budget consistant pour accompagner le gouvernement et les organisations de la société civile dans leur combat contre le VIH et le SIDA. ATOP/AKM/GMM






