
Tsévié, 11 déc. (ATOP) – L’Organisation des chercheurs et médecins holistiques, section Togo (OCMH-Togo) a commémoré la 23e édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), le mercredi 10 décembre à Tsévié.
La JAMT se célèbre chaque année le 31 août, une initiative de l’OMS pour promouvoir cette médecine comme partie intégrante de la santé en Afrique, en mettant l’accent sur la réglementation, la recherche, la collaboration avec la médecine conventionnelle et l’homologation des produits traditionnels. C’est une occasion de raffermir les politiques et législations nationales de promotion et protection des connaissances médicinales traditionnelles et d’accès aux ressources biologiques.
Le thème de cette édition est « Renforcer la base factuelle sur la médecine traditionnelle ». Il appelle à l’implication et à l’engagement de tous pour partager les connaissances et expériences en vue de consolider les pratiques traditionnelles.
La célébration a permis d’éclairer les participants sur l’historique de cette journée, l’état des lieux de cette médecine au Togo et l’offre de soins dont a recours 70 à 80% de la population.
Les défis à relever sont liés, à la faiblesse des preuves scientifiques, au manque d’essais cliniques, aux insuffisances d’études standardisées et de contrôle de qualité pharmaco vigilante. L’absence ou la faiblesse de normes et de système robuste de surveillance pour garantir la sécurité, la pureté, le dosage ainsi que le manque de statistiques validées sur l’activité réelle des tradipraticiens sont également relevés.
Des recommandations sont faites pour y faire face. Elles insistent, entre autres, sur le renforcement de la recherche appliquée, le soutien aux études pharmacologiques et des essais cliniques sur des remèdes prioritaires identifiés par les autorités, les faitières et les communautés.
Le représentant du gouverneur de la région Maritime, Piyeliwa Yamè a souligné l’importance qu’accorde le gouvernement à ce secteur vital pour la santé et bien-être de la population. Il a félicité les tradipraticiens pour leurs efforts tout en les exhortant à une collaboration efficace avec leurs collègues de la médecine conventionnelle pour une véritable valorisation de la médecine traditionnelle au Togo.
Le coordonnateur national de l’OCMH-Togo, Bedi-Djinekou Sénam a exhorté les décideurs à renforcer la coopération entre les institutions scientifiques, technologiques et d’innovation ainsi qu’entre les tradipraticiens et le secteur privé. Ceci permettra, dit-il, d’accélérer la recherche-développement et la fabrication locale de traitements dans l’intérêt de la population.
La journée a vu la participation des autorités locales, des représentants de la médecine conventionnelle, des tradipraticiens togolais et d’une délégation de leurs collègues du Ghana. Elle a pris fin par la visite et l’achat des produits traditionnels.
ATOP/BBG/MEK






