
Tsévié, 12 mars (ATOP) – Un atelier de renforcement de capacités sur la mise en œuvre du Mécanisme national d’orientation (MNO) et des procédures opérationnelles standards pour l’identification, l’enregistrement et l’orientation des victimes de la traite des personnes au Togo s’est ouvert, le mercredi 11 mars à Tsévié, à l’endroit des acteurs de la région Maritime.
Cette rencontre de trois jours est initiée par la direction générale de la Protection de l’Enfance. Elle vise à contribuer à la lutte contre la traite des personnes au Togo à travers le renforcement des compétences des acteurs impliqués dans la prévention, l’identification et la prise en charge des victimes. Il s’agit aussi d’instruire les acteurs régionaux du MNO sur le cadre juridique international, régional et national relatif à la traite des personnes, les structures et acteurs impliqués dans ce mécanisme et de renforcer leurs compétences en matière d’identification, d’enregistrement et d’orientation des victimes.
Les travaux seront marqués par des modules sur le cadre juridique international et régional de la lutte contre la traite des personnes, incluant le Protocole de Palerme et les accords de coopération entre le Togo et certains pays partenaires, le cadre légal national à loi relative au trafic d’enfants, le code de l’enfant et le code pénal togolais. Les participants seront également formés sur la typologie de la traite au Togo, les indicateurs d’identification des victimes, le MNO, les rôles et responsabilités des acteurs (police, action sociale, justice, OSC), ainsi que l’utilisation du manuel de procédures et des outils d’enregistrement. Des exercices pratiques de simulation de cas d’orientation et de remplissage de fiches de référencement sont également prévus.
Le secrétaire général de la préfecture de Zio, Bandekine Yendoubé a souligné que la protection des victimes constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement et nécessite une réponse coordonnée, efficace et respectueuse des droits humains. Il a indiqué que le mécanisme national d’orientation a été mis en place pour améliorer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans l’identification, la prise en charge et l’accompagnement des victimes. Il a invité les participants à prendre une part active aux échanges afin de renforcer leurs connaissances et d’améliorer la protection des victimes de la traite et des différentes formes d’exploitation.
La cheffe division de la communication, de la documentation et de la vulgarisation des documents sur l’enfant, Mme Willson Vignon Tchotcho a rappelé les engagements du Togo dans la lutte contre la traite des personnes. Elle a souligné que le cadre juridique national a été renforcé avec l’adoption de plusieurs lois notamment le code de l’enfant et la loi sur le trafic d’enfants. Elle a reconnu que malgré ces avancées, beaucoup reste à faire. Mme Willson a invité les participants à s’approprier la thématique de la traite des personnes afin de s’engager davantage dans la lutte contre ce phénomène.
ATOP/AM/BBG/JK






