
Tsévié, 17 juin (ATOP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi a présidé un atelier de renforcement de capacités des prestataires de soins des préfectures de Zio, Avé et Yoto sur les règles de prise en charge des bénéficiaires de l’Assurance maladie universelle (AMU), le mardi 15 juin à Tsévié.
La rencontre se situe dans le cadre d’une campagne nationale de recyclage des prestataires de soins sur les mécanismes de délivrance des prestations de l’AMU. Elle a réuni des professionnels de santé des formations sanitaires publiques et privées conventionnées (médecins, assistants médicaux, sages-femmes, infirmiers, pharmaciens et auxiliaire en pharmacie, etc.), des responsables administratifs et de facturation des centres de santé et hôpitaux, des cadres régionaux et de districts des ministères en charge de la santé.

L’objectif est de renforcer les capacités des prestataires de soins en matière d’application des règles de délivrance des prestations de l’AMU afin d’assurer une meilleure conformité, transparence et efficacité dans la gestion des soins couverts. Il s’est agi d’outiller les participants sur les fondamentaux de l’AMU et les fraudes constatées dans la prise en charge des assurées AMU et les mesures de prévention.
Le ministre de la Santé a souligné que le gouvernement, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Gnassingbé a entrepris depuis plusieurs années, d’importantes réformes visant à garantir à chaque citoyen un accès équitable, financièrement accessible aux soins de santé essentiel. Ce processus engagé en 2011 avec la création de l’INAM, poursuit le ministre, a franchi une étape majeure avec l’adoption en 2021 de la loi portant extension de l’AMU. « A travers cette réforme, notre pays a fait le choix d’un mécanisme de solidarité nationale pour protéger les populations contre les risques financiers liés à la maladie », a-t-il confié.
Pour le ministre Tessi, la réussite de l’AMU dépend d’un acteur essentiel, l’engagement des prestataires de soins, car reconnait-il, leur rôle est important pour garantir une prise en charge de qualité, équitable et conforme aux règles établies. M. Tessi a insisté sur le fait que cette activité ne devra pas être simplement une session de formation, mais qu’elle constitue un moment privilégié de dialogue, d’échanges d’expériences et de consolidation de l’engagement collectif en faveur d’un système de santé plus performant et plus solidaire.
Selon le préfet de Zio, Gadewa Mawouna l’ambition est d’assurer une meilleure protection sanitaire des populations tout en réduisant les inégalités sociales. Il est essentiel, a-t-il ajouté, que chaque acteur prenne sa responsabilité pour la maîtrise des règles afin d’éviter les incompréhensions, les irrégularités ou les dysfonctionnements pouvant compromettre l’efficacité du système et la confiance des bénéficiaires.
Une autre session de formation est prévue à Aného au profit des mêmes acteurs pour les préfectures des Lacs, Vo et Bas Mono, toujours pour le compte de la région Maritime.
ATOP/BBG/DHK






