
Lomé, 5 avr. (ATOP) – « La question de l’énigme du chômage des jeunes : exploiter l’économie verte pour accélérer le développement économique », a fait objet d’un panel, le vendredi 5 avril au 1er forum de l’investissement de la CEDEAO à Lomé.
Ce sujet a été décortiqué par des experts à savoir, le directeur général de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de l’Afrique de l’ouest (FEWACCI), Dr Aminou Akadiri et le président de l’initiative présidentielle sur le changement climatique, les énergies renouvelables, et la sécurité alimentaire de la Sierra Leone, Dr Kandeh Yumkella. Ont également participé à la présentation de ce panel, le directeur exécutif du Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO, (CEREEC), Ingénieur Francis Semporé et le Souscripteur régional, représentant les pays francophones de l’Afrique de l’ouest et du centre de l’Assurance pour le Développement du Commerce et de l’Investissement en Afrique (ATIDI), Dr Kodjo Attaty. La modération a été assurée par le cofondateur et directeur exécutif, Climate Transition Limited, Olumide Lala.
La session a permis aux panelistes de mettre en évidence les moyens par lesquels les pays de la CEDEAO peuvent répondre au problème du chômage accru par la création d’emplois verts. Ils ont axé leur exposé sur les réformes politiques et réglementaires nécessaires pour encourager l’économie verte sans augmenter les difficultés ainsi que sur les incitations fiscales nécessaires pour encourager l’innovation et les emplois verts. Les orateurs ont abordé l’état de préparation du secteur de l’éducation à l’économie verte et les capacités locales en matière de fabrication verte. L’accès au financement pour soutenir l’innovation verte a été aussi relevé.
Selon les panelistes, le monde est en train de passer à une économie verte en prenant des mesures délibérées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui signifie réduire l’utilisation des combustibles fossiles et recycler autant que possible. Pour eux, la finance est utilisée pour orienter les nouveaux investissements vers une conscience environnementale. Ces experts ont mis l’accent sur les énergies renouvelables, les bâtiments écologiques, les transports propres, la gestion de l’eau, des déchets et des terres sont des domaines dans lesquels les investisseurs ont ciblé leurs ressources. Ces domaines offrent de nouvelles possibilités d’emploi, avec les incitations politiques adéquates. Cependant, il est nécessaire de se préparer à ces opportunités.
Les intervenants ont exhorté les gouvernements à intégrer les objectifs de l’économie verte dans les actions de développement économique, en ciblant les dépenses publiques pour encourager l’économie verte et en s’engageant dans les reformes politiques. Il leur a été demandé d’accorder une abstention réglementaire et en fournissant des incitations fiscales pour encourager les innovateurs et les investisseurs à développement l’économie verte. Les gouvernements doivent considérer l’économie verte comme une économie qui favorise une croissance économique durable grâce à des investissements délibérés, à l’acquisition de compétences et à l’emploi.
Pour finir, ils ont souligné que l’accent ne doit pas être mis uniquement sur les investissements en espèces, mais également sur le secteur de l’éducation qui doit être réorganisé et préparé à l’économie verte afin que les diplômés puissent participer à l’économie.
ATOP/TGB/BV






