
Tsévié, 29 mars (ATOP) – Les femmes de tous les secteurs d’activités de la commune Zio3 ont célébré en différé la Journée internationale des droits de la Femme, le vendredi 28 février à Agbélouvé, à 35 kilomètres au nord de Tsévié.
Des femmes de tout secteur, notamment des revendeuses de céréales, d’ignames, de pagnes, des agricultrices, des artisanes ainsi que des transformatrices et des agents des services publics, se sont regroupées autour du chef canton d’Agbélouvé, Togbui Davi Alaga V et du directeur préfectoral de l’action sociale, Dogbla Togbévi, pour célébrer cet événement.
Ces femmes se retrouvées et ont réfléchi sur leurs conditions en tant que femmes, ainsi que sur le thème de l’année intitulé : « L’accès des femmes aux pièces d’identité pour une meilleure participation au développement ».
Dans sa présentation, le directeur préfectoral de l’Action social Zio, Dogbla Togbévi a d’abord fait l’historique de la journée qui remonte à 1857 où les femmes aux Etats Unis ont réclamé leurs droits à travers une marche, et l’institution en 1977 de la journée du 08 mars en tant que Journée internationale des droits de la Femme. Celui-ci a expliqué l’importance des pièces d’identité, surtout de l’acte de naissance dans la vie d’une personne. Pour lui l’absence de ces pièces handicape les femmes dans la jouissance de certains de leurs droits, surtout économiques. M. Dogbla a demandé aux femmes qui n’en disposent pas de se faire établir l’acte de naissance dans les meilleurs délais, et de veiller à ce que leurs enfants possèdent ces pièces. Il a fait valoir que les filles et les garçons ont le même droit à l’éducation, d’où la nécessité de les envoyer tous à l’école. Le directeur préfectoral a rappelé l’égalité de droits entre les hommes et les femmes en insistant sur le droit à l’héritage parental.
La conseillère municipale, Assigno Ama a invité ses sœurs à se donner de la valeur par leurs activités qu’elles exercent et par leurs comportements responsables dans la société. Elle leur a demandé de ne jamais baisser les bras dans l’éducation des enfants.
Le chef canton d’Agbélouvé, Togbui Davi Alaga V a également insisté sur la nécessité de valoriser la femme qui est un pilier clé dans le développement de la société, car d’après lui, c’est elle qui donne la vie et c’est aussi à elle que revient l’éducation des enfants, relève de demain. ATOP/AKM/KYA






