
Tsévié, 17 fév. (ATOP) – Le district sanitaire de Zio organise du 16 au 18 février à Tsévié, sa revue annuelle consacrée au bilan des activités de 2025 et à la planification de l’exercice 2026. Selon les données présentées, 19 des 24 indicateurs clés de santé monitorée sont en progression, tandis que 6 demeurent en deçà des attentes.
Cette rencontre, désormais inscrite dans l’agenda du district, offre aux acteurs de la médecine conventionnelle l’occasion d’évaluer les interventions menées au cours de l’année écoulée. Elle permet d’identifier les forces et les faiblesses, de tirer les leçons apprises et de formuler des recommandations en vue d’améliorer les performances futures.
Les travaux visent à dresser une vue d’ensemble de la mise en œuvre du Plan d’action opérationnel (PAO) 2025, élaboré à partir des microplans des formations sanitaires. Il est aussi question d’apprécier le niveau de performance atteint, d’analyser les résultats enregistrés et de dégager les stratégies susceptibles de favoriser l’atteinte des objectifs fixés, notamment en matière d’amélioration de la qualité des soins.
À l’ouverture des travaux, les participants ont examiné le niveau d’exécution des recommandations issues de la précédente revue. Ils ont ensuite suivi une présentation de la synthèse des activités du district, basée sur les principaux indicateurs de suivi. Une communication sur le modèle intégré de prise en charge de la petite enfance a également été présentée par le directeur préfectoral de la santé de Zio, Dr Fantognon Kokou Agbeko Jean-Paul. Des exposés ont par ailleurs été faits par les responsables des formations sanitaires d’Agbelouvé, Gapé-Kpodji, Dzémékey, Lébé et Kpomé-Akadjamé.
Des indicateurs en progression, des insuffisances à corriger
La proportion de femmes enceintes ayant effectué au moins quatre consultations prénatales (CPN) est passée de 41,40% en 2024 à 51% en 2025. Le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié a progressé, atteignant 77 % contre 68,60 % l’année précédente. Le nombre de couples-années de protection s’établit à 23 889, contre 21 907 en 2024. La prise en charge des enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère a également connu une amélioration, avec un taux de 33 % contre 18,30 % en 2024.

En revanche, certains indicateurs suscitent des préoccupations. La létalité maternelle liée aux causes obstétricales directes est passée de 0,60% en 2024 à 1% en 2025. De même, la couverture vaccinale des enfants de 0 à 11 mois ayant reçu trois doses de Penta est en recul, passant de 101% à 93%. Les participants ont relevé plusieurs difficultés majeures, notamment le faible taux d’utilisation des services de santé, la fonctionnalité limitée des comités de gestion des formations sanitaires et la faible exécution de certaines activités planifiées. Les insuffisances financières et les ruptures de médicaments traceurs dans certaines formations sanitaires figurent toutefois au rang des faiblesses.
En dépit de ces défis, les acteurs ont salué l’engagement du personnel de santé et les progrès enregistrés sur plusieurs indicateurs stratégiques. Au titre des perspectives, ils ont convenu d’initier des projets locaux d’amélioration de la qualité des services et de renforcer la collaboration multisectorielle afin de consolider les acquis.
Le représentant du préfet de Zio, M. Metsiya Kodjo Edem, et le maire de la commune Zio 1, Dr Atatsi Ayawo, ont rappelé que la santé demeure une priorité gouvernementale. Ils ont exhorté les agents de santé à améliorer l’accueil des patients, afin de préserver la confiance des usagers et de soutenir les efforts en faveur de la couverture sanitaire universelle au Togo.
Pour le directeur régional de la Santé de la Maritime, Dr Agbetiafa Koffi, les résultats obtenus traduisent la détermination et le sens du devoir du personnel soignant tout au long de l’année 2025. Il a insisté sur la nécessité d’un accueil de qualité, facteur essentiel de confiance envers les structures de santé.
ATOP/BBG/AO






