
Kara, 12 avr. (ATOP)- Le président du conseil, Faure Gnassingbé, a assisté le samedi 11 avril au domicile du père de la nation à Pya, à la danse des chasseurs, marquant la fin de la chasse traditionnelle en pays Kabyè, ouverte le 11 mars dernier.
Le Président du Conseil avait à ses côtés le ministre chargé de l’administration territoriale, Col. Awaté Hodabalo, le gouverneur de la région de la Kara, Gal. Adjitowou Komlan et son homologue des Plateaux, Gal. Dadja Maganawé ainsi que plusieurs autorités politiques, administratives, militaires, locales et traditionnelles de la préfecture de la Kozah.
Cette clôture est consacrée par la chasse dite « Eyadéma », dédiée au feu Gnassingbé Eyadema, reconnu comme un grand chasseur et promoteur de cette pratique ancestrale de son vivant.
Pour la circonstance, les chasseurs vêtus de leurs tenues traditionnelles et munis de gourdins et massues ont exécuté des chants de louanges aux mânes des ancêtres et à Dieu pour les bienfaits d’une saison de chasse fructueuse. Ils ont également exprimé leur reconnaissance au Président du Conseil pour ses actions en faveur du développement, de la paix et de la sécurité au Togo.
Les femmes ont pris part à la célébration, à travers des danses d’accompagnement, tenant des tiges de sorgho en guise d’accueil des chasseurs de retour avec des gibiers variés, notamment des buffles, des biches, des singes, des perdrix, des pigeons sauvages, des écureuils, des agoutis et des rats.
Selon Tidiyé Tchaa, fils du canton de Pya, la clôture de la chasse traditionnelle en pays Kabyè par celle « Eyadéma » marque la fin d’un cycle et ouvre une nouvelle période, celle des activités agricoles. « L’annonce des premières pluies est imminente, et les champs sont déjà prêts pour les semis » a-t-il indiqué.
M. Tidiyé a souligné que cette chasse demeure une école de formation pour les jeunes, appelés à faire preuve de courage, d’endurance et de solidarité, notamment dans le transport du gibier et l’assistance aux blessés en brousse.
Le chef – village de Pya Katchika, Halatoko Tchaleyi a notifié que les chants exécutés par les chasseurs, constitués de proverbes et de récits de vie, traduisent les réalités sociales et véhiculent des valeurs de respect envers les aînés. Il a expliqué que cette pratique contribue à la transmission des normes sociales et culturelles aux jeunes générations.
ATOP/SG/TAL/KYA






